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Les négociations Iran — États-Unis pourraient se tenir à Mascate, a indiqué un responsable diplomatique iranien, alors que la Maison Blanche confirme que des pourparlers sont en cours. Le président américain Donald Trump a affirmé que les deux parties « négocient et souhaitent parvenir à un accord », sans préciser le lieu des rencontres et en soulignant qu’il y a plusieurs réunions en cours.
Déclarations de la Maison Blanche
Interrogé par des journalistes, Donald Trump a rappelé que Washington avait déjà laissé à Téhéran des occasions de conclure un accord qui n’avaient pas abouti, et que des actions militaires avaient été menées par la suite. Il a ajouté qu’il ne croyait pas que l’Iran veuille revivre une telle expérience et que, pour l’instant, le canal diplomatique restait ouvert.
La porte-parole de la Maison Blanche a précisé que l’envoyé américain doit rencontrer des responsables iraniens cette semaine et que l’administration privilégie la diplomatie, tout en examinant d’autres options, y compris la possibilité d’une action militaire.
Mascate préféré à Istanbul
Parallèlement à une série de contacts menés par le vice-ministre iranien des Affaires étrangères avec plusieurs pays de la région, un responsable diplomatique a fait savoir que Mascate semblait désormais le lieu le plus probable pour les prochaines discussions avec Washington, plutôt qu’Istanbul.
Selon les mêmes sources, l’Iran a remercié les pays régionaux pour leurs efforts visant à réduire les tensions et à faciliter un règlement. Des consultations sont en cours pour finaliser le lieu et la date des rencontres, a ajouté la diplomatie iranienne, insistant sur le fait que ces aspects ne devraient pas être une source de manipulations médiatiques.
Désaccords sur l’agenda des pourparlers
Des responsables régionaux rapportent que Téhéran souhaite restreindre les discussions au dossier nucléaire, tandis que Washington veut élargir l’ordre du jour pour inclure le programme balistique iranien et les activités de ses réseaux d’alliés dans la région.
Ce différend sur la forme et la portée des négociations constitue un point sensible à régler avant l’ouverture des sessions, car il conditionne l’éventail des sujets qui pourront être abordés entre les deux délégations.
Pressions régionales et exigences israéliennes
Avant les pourparlers, l’envoyé américain a rencontré des responsables israéliens. Jérusalem a présenté une série d’exigences pour qu’un accord soit jugé acceptable, comprenant notamment l’arrêt de tout enrichissement d’uranium, l’évacuation des stocks enrichis, la suspension du programme de missiles et la fin du soutien aux groupes alliés dans la région.
Des acteurs israéliens multiplient les efforts pour influencer l’issue des discussions et empêcher, selon eux, un accord qui ne satisferait pas ces conditions de sécurité.
Contexte intérieur en Iran et risques d’escalade
Les pressions américaines et régionales interviennent dans un contexte de mécontentement interne en Iran, marqué par des manifestations déclenchées notamment par la crise économique. Téhéran dénonce les sanctions et ce qu’elle perçoit comme des tentatives étrangères de déstabilisation, et avertit qu’elle ripostera de façon « importante et inédite » en cas d’attaque, même limitée.
Alors que la discussion sur le lieu et le format se poursuit, les enjeux restent élevés : au-delà du nucléaire, il s’agit de la stabilité régionale et de la prévention d’une escalade militaire plus large.