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Trente et un Palestiniens ont été tués samedi matin lors de frappes israéliennes qui ont visé, entre autres, un commissariat de police et des camps de déplacés dans la bande de Gaza, a annoncé le ministère de la Santé. Selon des sources hospitalières, les victimes ont été touchées en dehors des zones où étaient déployées les forces israéliennes, provoquant une nouvelle vague de pertes civiles et de destructions.
Bilan humain et lieux touchés
Des hôpitaux de Gaza ont fait état de 31 morts depuis l’aube, dont plusieurs enfants. Une source de l’hôpital Al-Shifa a précisé que 16 personnes ont péri dans le bombardement d’un bâtiment de la police dans le quartier de Sheikh Radwan, à Gaza-ville.
Par ailleurs, des frappes ont touché des zones densément peuplées et des secteurs où se trouvent des déplacés, notamment les quartiers d’Al-Tuffah et de Sheikh Radwan, ainsi que des tentes dans la zone dite de Mawasi, au sud près de Khan Younis.
Une famille décimée et incendies dans les camps
Les secours ont signalé que sept membres d’une même famille ont été tués dans le camp « Ghayth », à l’ouest de Khan Younis, après l’impact d’une frappe contre leur tente dans une zone concentrant des déplacés. Le bilan inclut un grand‑père, ses trois fils et trois petits‑enfants.
Le bombardement a déclenché de vastes incendies dans les tentes du camp, compliquant encore davantage l’intervention des équipes de secours et accroissant le danger pour les civils présents sur place.
Réactions des autorités et des secours
Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité nationale de Gaza a dénoncé l’attaque contre le commissariat de Sheikh Radwan comme une « atteinte flagrante » à l’accord de cessez‑le‑feu et a appelé les médiateurs à exercer des pressions pour mettre fin aux violations. Le ministère a indiqué que cinq policiers ont été tués et quinze autres blessés, ainsi que des civils présents aux abords du bâtiment.
Le porte‑parole de la défense civile, Mahmoud Bassal, a affirmé que la majorité des victimes recensées aujourd’hui sont des enfants, dénonçant l’emploi de roquettes à forte puissance qui provoquent des destructions et de nombreux incendies. Le Croissant‑Rouge palestinien a, de son côté, alerté sur les difficultés inédites rencontrées par les équipes médicales, alors que de nombreuses installations sanitaires ont été endommagées.
Accusations croisées
Les autorités de Gaza accusent l’armée israélienne de mettre en péril l’accord de cessez‑le‑feu en multipliant les frappes contre des zones civiles et des camps de déplacés. Le mouvement qui gouverne la bande de Gaza a qualifié l’opération de crime grave et a demandé aux pays garants et aux États‑Unis d’intervenir pour faire cesser les attaques et permettre l’accès humanitaire.
De son côté, l’armée israélienne a justifié la poursuite de ses opérations en affirmant répondre à des violations graves du cessez‑le‑feu et a affirmé avoir ciblé des responsables et des infrastructures militaires. Ces allégations n’ont pas été vérifiées de manière indépendante dans l’immédiat.
Contexte et appel à la pression internationale
Les organisations humanitaires et les services d’urgence appellent à la protection des civils et à la facilitation de l’accès aux soins, alors que les secours doivent faire face simultanément aux conséquences des frappes et aux incendies. Ils demandent également la mise en œuvre effective des engagements pris par les médiateurs pour préserver le cessez‑le‑feu.
Depuis l’entrée en vigueur de l’accord de cessez‑le‑feu en octobre, les autorités locales rapportent plusieurs centaines de victimes et de nombreux blessés, illustrant la fragilité du calme et la lourde facture humaine du conflit.