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Mardi prochain, Genève se prépare à accueillir deux séries de pourparlers de haut niveau qui pourraient influencer à la fois la sécurité au Moyen‑Orient et l’évolution du conflit en Europe. Selon des informations relayées par plusieurs médias internationaux, la ville suisse verra se dérouler d’une part des discussions sur le dossier nucléaire iranien et, d’autre part, des entretiens tripartites portant sur la guerre en Ukraine.
Négociations sur le nucléaire iranien
La première réunion, programmée en matinée, doit porter sur le programme nucléaire iranien dans l’espoir d’éviter une escalade régionale. La médiation serait assurée par le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al‑Busaidi, qui, d’après les informations disponibles, a déjà préparé un document de travail transmis à Téhéran.
La délégation américaine comprendra notamment l’envoyé pour le Moyen‑Orient, Steve Witkof, ainsi que Jared Kushner, tandis que la partie iranienne devrait être conduite par Abbas Araqchi. Le document omanais, élaboré après une conversation préalable entre Muscat et Washington, aurait été remis à Ali Larijani, secrétaire du conseil national de sécurité iranien, lors d’une visite à Mascate.
Ces échanges s’inscrivent dans une dynamique récente : début février, des négociations indirectes entre Washington et Téhéran se sont tenues à Oman, et la Maison Blanche avait alors annoncé la perspective de nouveaux rounds diplomatiques « au début » de la semaine suivante.
Entretien tripartite sur l’Ukraine
En soirée, la même journée, Genève devrait également accueillir une réunion tripartite impliquant des représentants des États‑Unis, de la Russie et de l’Ukraine. Cette initiative s’inscrit dans des efforts diplomatiques visant à réduire les tensions et à explorer des pistes de règlement du conflit.
La délégation américaine prévoit de se rendre à cette réunion après sa participation aux pourparlers avec l’Iran, ce qui illustre l’intensité du calendrier diplomatique prévu pour la journée. Les contours exacts de l’ordre du jour n’ont pas été dévoilés, mais la rencontre revêt un caractère sensible en raison des enjeux militaires et politiques impliqués.
Positions et enjeux
Sur le dossier iranien, les États‑Unis et leur alliée israélienne accusent l’Iran de chercher à se doter d’armes nucléaires, allégations que Téhéran dément en affirmant que son programme est strictement civil, notamment pour la production d’électricité.
Par ailleurs, l’Iran met en garde contre toute intervention militaire et demande la levée des sanctions occidentales en contrepartie d’un encadrement de son programme nucléaire. Ces divergences fondamentales rendent d’autant plus délicates les perspectives d’accord qui pourraient émerger de Genève.