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Maher Tarabishi, détenu par l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), n’a pas pu assister aux derniers instants de son fils Wael ni être présent à ses funérailles prévues à Arlington, Texas. Les demandes répétées de libération temporaire ont été refusées, provoquant une vive émotion au sein de sa famille et parmi des associations de défense des droits des migrants.
Une vie dédiée aux soins
Pendant des décennies, Maher, 62 ans et de nationalité jordanienne, a assuré les soins quotidiens de son fils Wael, atteint d’une forme rare de la maladie de Pompe qui entraîne une faiblesse musculaire et de graves problèmes respiratoires. Le jeune homme, âgé de 30 ans, a subi de nombreuses opérations et dépendait d’une assistance continue que seul son père connaissait parfaitement.
La relation père-fils était telle que la famille confiait fréquemment à Maher, même à distance, le suivi des procédures médicales et des gestes de soins les plus délicats.
Séparation imposée et détention
Maher vivait aux États-Unis sous une « ordonnance de surveillance » lui permettant de rester dans le pays pour s’occuper de son fils malgré une décision d’expulsion datant de 2006. Cette mesure impliquait des contrôles annuels auprès de l’ICE, que Maher avait respectés pendant plus de vingt ans.
Pourtant, lors de son dernier contrôle le 28 octobre 2025, il a été placé en détention. Depuis, ses requêtes pour une libération supervisée ou temporaire ont été rejetées, au grand dam de ses proches et de son avocat.
Les derniers instants sans le père
Lorsque la santé de Wael s’est brutalement détériorée et que ses proches ont compris que ses derniers instants approchaient, l’équipe juridique a multiplié les appels pour obtenir la présence de Maher. Un échange a abouti à l’autorisation d’une simple visioconférence; Maher n’a pas pu être physiquement à côté de son fils.
Pour la famille, cette absence a un poids immense. « Le dernier souhait de Wael était : “Au moins laissez-moi voir mon père. Au moins laissez-moi tenir sa main.” », confie Shahd Arnaout, belle-sœur du défunt.
Refus de dernière minute pour les funérailles
L’avocat de la famille, Ali Elhorr, raconte avoir obtenu d’abord l’impression qu’une sortie supervisée pour les obsèques était envisagée. Les autorités lui auraient demandé les détails précis de la cérémonie. Quinze minutes plus tard, la décision a été renvoyée par la hiérarchie, qui a finalement interdit la présence de Maher.
Selon Elhorr, le message était clair : la décision « venait d’en haut ». La famille déplore d’avoir dû organiser les soins et les choix funéraires sans la présence du père, pourtant seul à connaître de nombreux aspects médicaux et personnels du fils.
Accusations, contestations et démarches juridiques
Les autorités ont, par le passé, qualifié Maher de « délinquant étranger » et l’ont associé à des allégations controversées le liant à des organisations politiques. La famille et son avocat rejettent ces affirmations comme totalement infondées et affirmant qu’il n’existe aucun lien avec de telles activités.
Parallèlement, la défense a découvert des irrégularités dans les démarches d’immigration initiales et cherche à faire rouvrir le dossier de Maher, espérant ainsi annuler l’ordre d’expulsion. Maher vit sur le sol américain depuis 1994 et n’a, selon ses proches, aucun antécédent criminel.
Réactions et colère publique
La famille a lancé une campagne de soutien pour couvrir les frais juridiques et attirer l’attention sur le cas. Des responsables associatifs ont condamné l’absence de clémence et la manière dont la situation a été traitée, estimant que la détention dans ce contexte relève d’un manque de compassion.
« On le traite comme un criminel endurci », déclare Mustafaa Carroll, directeur par intérim d’une branche locale d’une association de défense des droits civiques, soulignant l’impact humain d’une telle décision sur une famille déjà meurtrie.
Un appel pour que cela cesse
La famille insiste sur le fait que Maher assurait la respiration et la mobilité de son fils : « Maher était les bras, les jambes et les poumons de Wael », dit Arnaout. Depuis la perte de son fils, Maher souffre profondément et ses proches craignent pour sa santé mentale et physique.
Ils appellent à une révision urgente de son dossier et à une remise en question des pratiques d’ICE détention Texas dans des cas où la libération pourrait permettre des adieux et des soins indispensables.
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