Des frappes de l’État sioniste ont fait 11 morts et 19 blessés samedi dans les localités d’Ansar et de Deir ez-Zahrani, dans le sud du Liban. L’armée de l’État sioniste affirme avoir tué Abu Hassan Alaa, présenté comme un responsable important de l’unité Badr du Hezbollah.
Le bilan rapporté inclut sept membres d’une même famille à Ansar, dont trois enfants et deux femmes. L’agence nationale libanaise indique que cette frappe a atteint une zone aussi éloignée pour la première fois depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, il y a deux mois.
Une opération revendiquée contre un responsable du Hezbollah
L’armée de l’État sioniste a présenté la frappe de Deir ez-Zahrani comme une réponse à des attaques de drones qu’elle attribue au Hezbollah contre ses forces dans le sud du Liban. Elle affirme qu’Abu Hassan Alaa avait dirigé plusieurs opérations contre ses troupes.
Ces éléments relèvent de la version de l’armée de l’État sioniste. Le Hezbollah a déclaré que les attaques contre des civils seraient « traitées de manière appropriée ».
Beyrouth alerte sur le cessez-le-feu
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a qualifié l’escalade de développement « extrêmement dangereux », susceptible de fragiliser les efforts de stabilisation. Le président du Parlement Nabih Berri a également dénoncé les frappes contre Ansar, Deir ez-Zahrani et d’autres localités du sud.
D’après le quotidien Haaretz, Washington a demandé des explications après l’intensification des frappes. Un porte-parole du département d’État américain a, de son côté, réaffirmé le soutien des États-Unis au cadre trilatéral destiné à stabiliser la région.
Sources
Al Jazeera — إسرائيل تعلن اغتيال قائد بحزب الله وواشنطن تطلب توضيحات, 16 août 2026.
