La réponse courte
Des commerces parisiens ont été pillés pendant plusieurs heures dans la nuit du dimanche 18 au lundi 19 octobre 2026, pour une deuxième nuit consécutive. Près des Halles, des groupes ont tenté de briser des vitrines pour emporter des marchandises ; à Belleville, un magasin d’électronique a été forcé. Lundi matin, certains commerçants ne se contentaient plus de protéger leurs boutiques : ils en retiraient les stocks.1
Près des Halles, un magasin Adidas chargeait ainsi son contenu dans une grande camionnette pour éviter des vols. Des portants de survêtements étaient sortis de la boutique. Ce déménagement préventif ne décrit pas un pillage supplémentaire : il montre comment la répétition des attaques conduit aussi des commerçants à soustraire leurs marchandises au risque, avant même une nouvelle effraction.1
Le fait nouveau est la poursuite des pillages après la journée de mobilisation du samedi 17 octobre. Celle-ci portait notamment sur le coût de la vie et les conditions scolaires. Des élèves, parents, grands-parents et enseignants avaient défilé pacifiquement pour davantage de moyens dans les écoles et les services publics. Séparément, d’autres groupes avaient dressé des barricades et affronté la police, tandis que des pillards s’en prenaient aux commerces. La succession de ces événements ne permet pas de confondre les participants aux cortèges avec les auteurs des vols.21
Cette nouvelle nuit de pillages a commencé peu après l’allocution de Macron du 18 octobre, au cours de laquelle le président avait dénoncé le saccage des rues. Le lundi matin révèle donc deux réalités à garder distinctes : une prise de parole politique le dimanche soir et, sur le terrain, des commerces encore visés dans les heures suivantes.1
Les identités des personnes ayant pillé les commerces restaient inconnues. Parmi les personnes vues en train de voler dans le centre de Paris pendant le week-end figuraient des adolescents en apparence, mais aussi de nombreux hommes adultes masqués. Ces observations ne permettent ni de dresser un profil unique des auteurs, ni d’attribuer aux pillages une motivation commune.1
Les 2 sources
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