La réponse courte
Marine Le Pen veut faire de Jordan Bardella son Premier ministre si elle remporte la présidentielle prévue en avril 2027. Lors du lancement de sa campagne, dimanche 25 octobre 2026 à Orléans, la candidate du Rassemblement national a promis un gouvernement d’« unité nationale » dirigé par le président du parti. Elle affiche ainsi un choix pour Matignon, pas une nomination acquise.1
La promesse répond à deux questions de manière inégale : qui dirigerait le gouvernement, et avec qui ? Pour la première, Marine Le Pen désigne clairement Bardella et confirme son soutien au président du RN. Pour la seconde, la formule d’« unité nationale » exprime une volonté d’ouverture, sans préciser les partis participants ni les futurs ministres. Un chef de gouvernement est donc proposé aux électeurs, mais pas encore une équipe.1
Le calendrier du rassemblement donne aussi une portée interne à cet engagement : Bardella venait d’être réélu à la présidence du RN lors du congrès organisé la veille. Marine Le Pen associe ainsi à sa candidature un dirigeant confirmé à la tête du parti. Les deux fonctions restent toutefois distinctes : la présidence du RN est renouvelée, tandis que l’accès à Matignon demeure une promesse liée à sa victoire électorale.1
Sur le fond, la candidate a placé son projet sous le thème de la « renaissance », en promettant de ne pas provoquer de changement brusque si elle accède au pouvoir. Elle souhaite inscrire la notion de « société nationale » dans la Constitution et revendique une ligne ferme sur la sécurité et l’immigration. Ces orientations précisent le cap politique annoncé à Orléans, mais ni le contenu juridique de cette notion ni les modalités de sa mise en œuvre ne sont détaillés.1
La source
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