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Intersyndicale: mobilisation le 18 septembre contre le budget 2026

by charles
France

Une mobilisation nationale orchestrée par l’intersyndicale est attendue le 18 septembre sur l’ensemble du territoire français, avec des appels à la grève et à des manifestations. Les syndicats CFDT, CGT, FO et leurs partenaires plus modestes entendent peser sur le débat budgétaire lié au budget 2026 et aux services publics. Dans plusieurs communiqués, ils dénoncent ce qu’ils qualifient de mesures budgétaires d’une brutalité sans précédent ainsi que le recours à la dette comme solution durable, tout en soulignant que la date du 18 septembre, un jeudi, offre des conditions plus favorables pour la mobilisation. « Le musée des horreurs du projet de budget doit être abandonné », a déclaré la cheffe de file de la CFDT Marylise Léon, lisant un communiqué commun.

Mobilisation nationale sur tout le territoire le 18 septembre

Selon l’intersyndicale, l’ensemble des organisations réunies a proposé vendredi une journée de mobilisation sur l’ensemble du territoire le 18 septembre, « y compris par la grève et la manifestation ».

La date du 18 septembre est décrite comme un jeudi, ce qui, selon les porte-paroles, est « beaucoup plus favorable pour la mobilisation » et facilite le regroupement des actions dans les entreprises et les territoires. « Le 18 septembre, c’est un jeudi, c’est beaucoup plus favorable pour la mobilisation », a déclaré Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT.

Par ailleurs, les communiqués insistent sur l’objectif: dénoncer l’austérité et construire une grande journée de grève et de manifestation. Le contexte politique a aussi été évoqué: le Premier ministre François Bayrou est à la foire de Châlons-sur-Saône et, selon les échanges des sources, « Le recourt perpétuel à la dette n’est pas une solution », a-t-il déclaré lors de son déplacement. Invitée sur France 2, Marine Tondelier a appelé ses partenaires de gauche à « préparer la suite », estimant que le président de la République « n’a pas d’autre choix » que de les appeler à gouverner, après la chute annoncée de François Bayrou.

Dirigeants syndicaux lors d'une réunion intersyndicale
Conférence de presse de l’intersyndicale sur la mobilisation du 18 septembre

Revendications et trajectoires du mouvement

Dans les textes communs, les syndicats appellent à la justice fiscale et à des investissements pour les services publics, et affichent des demandes d’augmentation des salaires. Sophie Binet rappelle: « Ce que nous voulons, c’est que les exigences sociales soient enfin entendues. Nous voulons la justice fiscale, nous voulons de l’argent pour nos services publics qui n’en peuvent plus. Nous voulons des augmentations de salaire, nous voulons l’abrogation de la réforme des retraites ».

La CGT a mis l’accent sur le 10 septembre comme étape préfigurative, et FO affirme être prêt pour une grève reconductible; Frédéric Souillot a déclaré: « On appellera nos équipes à se mobiliser pour le 18 septembre par la grève. Et moi, Force Ouvrière, je le dirai, à la grève reconductible ».

La date du 18 septembre est présentée comme une opportunité pour renforcer la justice sociale, et les fédérations de la CGT et d’autres acteurs ont insisté sur l’abrogation de certaines réformes et le financement des services publics.

Affiche intersyndicale annonçant la mobilisation
Vue d’un rassemblement lié au mouvement social

Contexte politique et réactions publiques

Sur le plan politique, plusieurs éléments viennent nourrir le contexte. Le Premier ministre François Bayrou a surpris en annonçant un vote de confiance à l’Assemblée nationale le 8 septembre; dans les échanges, Marylise Léon rappelle que « Même si le gouvernement de François Bayrou ne demeure pas après le 8 septembre, il y aura de toute façon besoin d’un budget avec de la justice sociale et fiscale ».

Invitée sur France 2, Marine Tondelier a appelé ses partenaires de gauche à « préparer la suite », estimant que le président de la République « n’a pas d’autre choix » que de les appeler à gouverner, après la chute annoncée de François Bayrou.

Le contexte est aussi marqué par les développements autour du budget et des engagements pris par les partis, qui restent difficiles à lire sans le vote prévu le 8 septembre et les évolutions qui pourraient en découler.

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