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L’Anses alerte sur les réseaux sociaux et la santé des ados

par Marie
France

Une étude publiée par l’Anses le mardi 13 janvier analyse les effets des réseaux sociaux sur la santé des adolescents en France, sur une période de cinq ans et à partir de milliers d’expertises. Elle porte sur les jeunes de 12 à 15 ans et s’intéresse non seulement à l’impact sur le sommeil et la sédentarité, mais aussi au contenu et à l’engagement émotionnel générés par ces plateformes. L’enquête révèle qu’un adolescent sur deux passe entre deux et cinq heures par jour sur les réseaux; les effets observés varient selon le genre, avec une vulnérabilité accrue chez les filles. Face à ces constellations de risques, l’Anses appelle à des protections et à une éducation numérique renforcée.

Adolescente utilisant les réseaux sociaux
Extraits de l’étude de l’Anses sur les effets des réseaux sociaux sur la santé des adolescents.

Des effets variés et une vulnérabilité accrue chez les filles

Les conséquences observées couvrent le sommeil perturbé, une dévalorisation de soi et une exposition à des comportements à risques, tels que les défis dangereux ou des contenus violents. Les filles présentent une vulnérabilité plus marquée, car elles utilisent davantage ces réseaux et accordent plus d’importance à ce qui s’y passe. « Les filles sont plus impactées que les garçons car elles utilisent plus les réseaux sociaux et qu’elles accordent plus d’importance à ce qu’il s’y passe. Elles sont aussi davantage la cible de cyberharcèlement et de pressions sociales. » Selon l’Anses. L’agence souligne aussi l’importance de l’image du corps et l’intériorisation d’idéaux de beauté comme facteurs de risques, et rappelle que ces dynamiques peuvent s’ancrer dans les images diffusées en ligne et les comparaisons sociales.

Au-delà du sommeil et de l’estime de soi, l’enquête pointe une exposition accrue à des contenus à risque et à des formes de cyberviolence. L’Anses rappelle que le modèle économique des réseaux sociaux repose sur la maximisation du temps passé et sur la captation des données, ce qui pousse les plateformes à privilégier des dispositifs incitatifs et des contenus ultra-personnalisés. Cette dynamique peut amplifier les risques pour les jeunes en quête d’identité et de reconnaissance sociale, notamment en période d’adolescence.

Des recommandations et un horizon législatif

À partir de ces observations, l’Anses propose des mesures claires: seuls les réseaux sociaux protecteurs de la santé des ados devraient être accessibles aux mineurs; l’agence appelle aussi à une éducation au numérique impliquant les adolescents, les parents et le milieu scolaire pour définir des repères et favoriser des usages responsables; des campagnes de sensibilisation et un renforcement de la lutte contre les cyberviolences sont également recommandés.

« Seuls les réseaux sociaux protecteurs de la santé des ados devraient être accessibles aux mineurs, c’est la principale recommandation. » Selon l’Anses. L’institution rappelle aussi que « L’étude constitue un socle de connaissances scientifiques solide, au législateur de s’en saisir et de faire des choix ». Enfin, des informations évoquent qu’un horizon législatif est envisagé: le gouvernement envisagerait, par un projet de loi, d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans dans le cadre du DSA européen.

Source: https://www.franceinfo.fr/societe/enfance-et-adolescence/conduites-a-risques-cyberviolence-acces-aux-drogues-les-reseaux-sociaux-alterent-la-sante-des-adolescents-d-apres-l-anses_7736566.html

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