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Le passage de Rafah, unique point de franchissement de la bande de Gaza vers l’Égypte qui n’ouvre pas vers Israël, a rouvert lundi pour un trafic limité, ont annoncé des responsables. Cette réouverture intervient après environ deux ans de fermeture et s’inscrit dans les dispositions du cessez-le-feu négocié par les États-Unis en octobre.
Conditions et restrictions d’accès
La reprise du trafic sera strictement encadrée. Israël et l’Égypte devraient fixer des plafonds sur le nombre de personnes autorisées à traverser, tandis qu’Israël exigera des contrôles de sécurité approfondis pour les Palestiniens entrant ou sortant de la bande de Gaza.
Par conséquent, la circulation restera limitée et soumise à des vérifications intensives, ce qui ralentira les procédures et réduira le flux de voyageurs et de marchandises.
Un point d’entrée vital pour l’aide et les évacuations
Le passage de Rafah joue un rôle essentiel pour l’acheminement de l’aide humanitaire et pour les évacuations médicales. Il constitue souvent la voie principale pour les patients gazaouis nécessitant des soins à l’étranger.
Depuis l’annonce de la réouverture, une file d’ambulances s’est formée du côté égyptien, attendant d’entrer afin d’évacuer des personnes en état d’urgence médicale.
Surveillance internationale et mesures de sécurité
Selon un responsable de la sécurité israélienne, des équipes de surveillance européennes sont arrivées au point de passage pour participer au contrôle des opérations. Cette présence souligne l’importance d’un encadrement international des mouvements transfrontaliers.
En outre, les autorités préviennent que les inspections pourraient être renforcées à tout moment si des risques sécuritaires sont identifiés, ce qui maintient une forte incertitude sur la fluidité du trafic.
Perspectives à court terme
Si la réouverture du passage de Rafah apporte un soulagement symbolique et logistique, elle ne signifie pas un retour à la normale. Le caractère limité des traversées et les contrôles stricts laissent présager une reprise progressive et surveillée des échanges.
De plus, la coordination entre l’Égypte, Israël et les États-Unis restera déterminante pour l’extension éventuelle des quotas et pour garantir l’acheminement sûr de l’aide humanitaire.