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Manifestation agricole à Toulouse : tensions et violences en 2026

par Lea
France

Vives tensions autour de la manifestation agricole de ce mardi 27 janvier 2026 à Toulouse. Le président de la chambre d’agriculture du Gers, Lionel Candelon-Bonnemaison, déplore des violences policières et des blessés. Il affirme que des agriculteurs ont été blessés et que des actes de répression ont été observés. Le préfet de Haute-Garonne et d’Occitanie conteste ces accusations et affirme que les règles de mobilisation n’ont pas été respectées.

Selon Lionel Candelon-Bonnemaison, hier soir les agriculteurs d’Occitanie et particulièrement ceux du Gers ne sont pas rentrés sains et saufs de la manifestation toulousaine. Dans un communiqué, il évoque l’usage de la violence envers des manifestants venus manifester à Toulouse ce mardi 27 janvier 2026. Sans la moindre sommation, ils ont été chargés à plusieurs reprises, à grands coups de matraques, de coups de pied et de bouclier, sans parler des grenades de désencerclement et du gaz lacrymogène.

Six blessés sont évoqués : l’un d’eux, membre de la FDSEA 31, aurait été blessé au visage et aurait nécessité 10 points de suture; deux autres auraient été touchés au visage et sur le crâne, et trois manifestants auraient été brûlés au premier et au deuxième degré après des jets de grenades.

Face à ces accusations, le préfet de la Haute-Garonne et d’Occitanie, Pierre-André Durand, a réagi dans un communiqué. Il affirme que les éléments avancés sont inexacts et appelle à des mises au point. Selon lui, les organisateurs s’étaient engagés à un itinéraire précis, à une plage horaire déterminée et à un déplacement uniquement pédestre, les tracteurs ayant été interdits; or, ces engagements n’ont pas été respectés. Après des sommations, les forces de l’ordre ont été amenées à recourir à la force pour repousser les manifestants.

D’après les services de l’État, des tracteurs ont pénétré en ville dès 5 heures du matin; le parcours prévu n’a pas été suivi et les manifestants ont été invités à modifier l’itinéraire, à franchir les barrages et à investir le centre-ville afin de rejoindre la préfecture. Le préfet conclut qu’un dialogue apaisé et constructif entre la profession agricole et l’État permettra d’avancer et d’améliorer la situation des agriculteurs.

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