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Manifestations en Provence contre l’intervention militaire au Venezuela

par Lea
France

Plus de deux cents manifestants se sont réunis devant l’Hôtel d’Avignon ce lundi 5 janvier, par un froid glacial, pour protester contre l’intervention militaire des États-Unis au Venezuela et l’enlèvement de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores. Le rassemblement s’est tenu dans le cadre d’un collectif unitaire regroupant une quinzaine d’organisations, dont le PCF, LFI, la CGT, la FSU, EELV, la LDH et Pax Rhona. Des décorations de Noël, encore présentes sur place, ont cédé la place à la colère des participants.

Des prises de parole se sont succédé sur le parvis de la place de l’Horloge, où les manifestants ont entonné l’hymne El pueblo unido jamás será vencido. Bernard Recquerie, représentant de France Amérique Latine en Vaucluse, a évoqué une réplique des événements chiliens des années 1970 et a estimé que des intérêts pétroliers américains motivent l’action présidentielle. Ces interventions ont été relayées par plusieurs porte-parole présents dans le cortège.

Julien de Benito, secrétaire départemental du PCF du Vaucluse, a regretté une déclaration d’Emmanuel Macron qualifiée d’extrême gravité pour s’être félicité de la chute d’un président à la suite d’une intervention militaire étrangère. Fabienne Haloui, vice-présidente de la section LDH Avignon Orange Carpentras, a dénoncé une violation flagrante des principes d’égalité. Vincent Gauthier, militant LFI, a rappelé que la France est elle aussi menacée par des dynamiques impérialistes, citant l’interdiction de séjour de l’ancien commissaire européen Thierry Breton.

Un communiqué du PCF de Gardanne et des élus du groupe Collectif Citoyen Gardanne Biver a réagi à ce qu’ils qualifient d’agression impérialiste contre le Venezuela, dénonçant les prétextes fallacieux et un mépris du droit international. Ils estiment que la position du président Macron est irresponsable. Ils appellent au respect du droit international et à la souveraineté du peuple vénézuélien, demandant une réunion de la commission de sécurité de l’ONU.

Dans un autre élan, le comité régional de la CGT et les six unions départementales ont dénoncé une agression militaire unilatérale et dénoncé la manière dont des puissances financières utilisent les structures politiques pour servir leurs intérêts. Les signataires ont réaffirmé leur soutien au peuple vénézuélien. Des actions similaires ont été évoquées pour Toulon et Martigues.

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