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Meurtre d’Inès : élèves choqués et cellules psychologiques à Limoges

par Sara
France

Suite au meurtre tragique d’Inès en Haute-Vienne, une cellule psychologique a été instaurée pour soutenir les camarades de la victime. Pendant ce temps, le rectorat annonce également des « mesures » pour le lycée du présumé meurtrier à Limoges, mais les élèves se sentent délaissés.

Des élèves sous le choc

Sur le parking de leur lycée à Limoges, les élèves se regroupent à la pause déjeuner. La mort d’Inès a fait le tour des réseaux sociaux et a profondément marqué ceux qui croisaient quotidiennement le garçon arrêté pour le meurtre présumé de la jeune fille de 15 ans, survenu dans la nuit de vendredi à samedi. « Une connaissance de loin », ou un « camarade », désormais placé en détention provisoire pour « vol avec violence ayant entraîné la mort ».

Photo d'illustration lycéens.

Mise en place d’une cellule psychologique

Lors d’une conférence de presse lundi 16 décembre, la Procureure de la République de Limoges, Émilie Abrantes, a déclaré qu' »une cellule psychologique avait été mise en place par les services du rectorat de l’Académie de Limoges pour soutenir les camarades d’Inès, particulièrement choqués par son décès. Des mesures ont aussi été prises dans l’établissement où est scolarisé le mis en cause, en raison du trouble causé par ces faits. »

Cette information a été confirmée par l’Académie, qui indique avoir mis en place des dispositifs dans les trois établissements touchés par ce drame. « Dès lundi matin, une cellule d’écoute et d’accompagnement psychologique a été déployée au lycée Maryse Bastié. Une cellule d’accompagnement a également été mise en place au collège Jean Rebier d’Isle, où Inès a été scolarisée jusqu’à l’année dernière. Un dispositif d’accueil et d’écoute existe aussi dans un troisième établissement, en respect des procédures judiciaires. »

Un silence qui interroge

Cependant, le mardi 17 décembre, Clara et Charlotte*, deux élèves de seconde, rapportent qu’aucun enseignant n’a abordé le drame en classe. « Je le croisais souvent, » déclare l’une d’elles. Elles réalisent que le présumé meurtrier est un de leurs camarades. « J’aurais aimé que les professeurs nous en parlent parce que j’ai appris ça par des rumeurs. Il y a plein de versions différentes et j’aurais aimé qu’ils nous expliquent au moins ce qu’il s’est passé. » Plusieurs élèves autour d’elles acquiescent, l’un d’eux ajoutant : « Oui, c’était une connaissance, mais je ne lui parlais pas, je le jure! »

Malgré ne pas connaître personnellement Inès, les deux adolescentes se sentent concernées par la tragédie. « C’est choquant d’apprendre que quelqu’un de notre lycée en vienne à de tels actes. De savoir qu’il y a une personne qui se promenait avec un couteau! Il aurait pu le ramener au lycée aussi, » s’inquiète Charlotte.

Une situation inquiétante

Les élèves rapportent que des voitures de police ont été aperçues dans l’établissement plus tôt dans la journée, sans aucune explication officielle. Ils affirment ne pas avoir été informés de la cellule psychologique mise en place. « C’est chaud quand même, » murmure un étudiant en BTS en consultant son téléphone. Son camarade à ses côtés complète : « Moi, j’ai peur maintenant, parce que ce monde est fou. »

Note : Les prénoms des élèves ont été modifiés.

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