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L’agence de notation Moody’s a dégradé la note souveraine de la France d’un cran dans la nuit de vendredi à samedi, marquant un coup dur pour le nouveau Premier ministre, François Bayrou, qui venait tout juste de prendre ses fonctions. Cette décision est attribuée à la « fragmentation politique » du pays, jugée défavorable au rétablissement rapide des finances publiques.
Une décision qui interpelle
Moody’s a annoncé cette dégradation le même jour que la nomination de François Bayrou. Selon l’agence, cette décision * »reflète notre opinion selon laquelle les finances publiques du pays seront considérablement affaiblies au cours des prochaines années »* à cause d’une « *fragmentation politique plus susceptible d’empêcher une consolidation budgétaire significative »*.
Nouvelle note et perspectives
Avec cette dégradation, la note souveraine de la France est désormais fixée à **Aa3 avec perspective stable**. Préalablement, fin octobre, Moody’s avait déjà signalé une perspective négative sur l’ancienne note Aa2, signalant que des événements récents, tels que la censure de l’ancien Premier ministre Michel Barnier, étaient * »négatifs »* pour la note française.
Réactions officielles
Antoine Armand, ministre de l’Économie et des Finances, a rapidement * »pris acte »* de cette décision. Il a souligné que l’agence Moody’s avait mis en avant les récents développements parlementaires et l’incertitude qui en découle sur l’amélioration des finances publiques. * »La nomination de François Bayrou et la volonté réaffirmée de réduire le déficit y apportent une réponse explicite »*, a-t-il ajouté.
Engagement de François Bayrou
Lors de son discours de passation de pouvoir, François Bayrou a insisté sur la **nécessité de réduire le déficit public et la dette du pays**, rappelant son engagement passé sur ce sujet. Il a mentionné avoir mené des campagnes présidentielles sur cette thématique cruciale pour l’économie française.
