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Morandini, condamné définitivement pour corruption de mineurs, a annoncé sur X qu’il renonçait à tout recours et qu’il espère « accorder une seconde chance » à lui-même et à ses soutiens. Cette déclaration intervient dans un contexte de controverse autour de son maintien à l’antenne de CNews. Les réactions se multiplient dans le milieu médiatique et parmi les victimes, qui appellent à une clarification sur la responsabilité des chaînes face à des personnalités concernées par des affaires sensibles.
Morandini renonce à tout recours après sa condamnation pour corruption de mineurs
Sur X, l’animateur a déclaré: « Après 10 ans de procédure, j’ai fait le choix d’y mettre un terme en renonçant à tout recours », et « Je remercie du fond du cœur celles et ceux qui accepteront désormais de m’accorder une seconde chance ». Ces propos accompagnent une condamnation définitive pour corruption de mineurs et les mesures associées. Le dossier remonte à des échanges avec des adolescents et a été ponctué d’auditions et de décisions judiciaires qui ont mené à la sentence actuelle. Le 14 janvier, la Cour de cassation a confirmé cette condamnation et le montage procédural qui entoure ce dossier.
Selon les documents judiciaires, Morandini a été condamné à deux ans de prison avec sursis et à 20 000 euros d’amende; il est en outre interdit d’exercer une profession en contact avec des mineurs et son inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles est confirmée. Le maintien à l’antenne de CNews a été justifié par le groupe qui évoque le droit au recours et la possibilité de poursuivre son combat pour la justice.
Le maintien à l’antenne et les réactions
La décision de maintenir Morandini à l’antenne a suscité des remous au sein de CNews et dans le reste du paysage médiatique. Axel, l’une des victimes évoquées, a déclaré sur BFMTV que le voir à l’écran « fait mal » et a dénoncé le fait qu’une personne reconnue comme délinquant sexuel puisse rester sur une chaîne regardée par des milliers de personnes.

Des sources ajoutent que, malgré ces réactions, CNews a confirmé que Morandini pourrait rester à l’antenne, alors que l’affaire fait débat et que certains responsables appellent à une révision de la position de la chaîne.
Éléments juridiques et suites possibles
Par ailleurs, Morandini a renoncé le 22 janvier à contester une condamnation pour harcèlement sexuel dans un autre dossier, ce qui va le rendre définitif. Dans ce volet, il avait été condamné en appel en janvier 2025 à 18 mois de prison avec sursis, reconnu coupable d’avoir « usé de pressions pour obtenir un acte sexuel » de la part d’un jeune comédien. Le présentateur du « Morandini Live » doit en outre payer une amende de 10 000 euros et indemniser la victime, et il a également l’obligation de suivre des soins psychologiques.
Cette étape s’ajoute à la condamnation initiale et alimente les débats sur les responsabilités médiatiques et les droits des victimes dans ces dossiers sensibles.
