Le maire sortant de Villefranche-de-Rouergue, Jean-Sébastien Orcibal, se présente pour un second mandat afin de poursuivre le programme de redynamisation de la ville.
Il a annoncé sa candidature tôt pour ouvrir des temps d’échange avec les habitants. Le calendrier prévoit une première réunion le 16 décembre à 18 h 30, à la salle des fêtes de la Madeleine, durant laquelle il reviendra sur le projet présenté en 2020 et rappellera qu’il s’est engagé à tenir sa parole. L’objectif est de montrer que l’équipe travaille en continuité et qu’au moins deux mandats seront nécessaires pour atteindre les objectifs du projet.
Sa liste porte le nom d’Osons pour Villefranche et se veut fidèle à la continuité engagée depuis 2020. 17 des 33 conseillers actuels reviennent dans l’équipe, qui est décrite comme expérimentée et compétente, associant des sensibilités de gauche et du centre. Le soutien politique provient du Parti radical, du Parti socialiste et du MoDem.
Les projets pour le mandat à venir puisent dans le cadre défini en 2020 et prévoient d’impliquer à nouveau les habitants via les mardis citoyens afin d’ajuster le programme.
Sur le modèle économique, Orcibal indique que l’action se situe dans la continuité des choix opérés entre 2020 et 2026. Face à la hausse des coûts de l’énergie et à la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires, l’équipe a privilégié le maintien des services (police municipale, voirie, écoles) et le recours aux subventions pour financer les investissements. Si l’État réduit certaines subventions, certaines actions devront être reconsidérées, car chaque collectivité détermine sa propre politique budgétaire.
Parmi les réalisations valorisées figurent la place Fontanges, le Bastibus, la gratuité des transports en commun, l’établissement de la police et l’aménagement du territoire qui a recentré les installations en centre-ville pour soutenir le commerce local.
Des projets en suspens: le pôle d’échange multimodal et le point de baignade, entravés par des contraintes administratives.
Sur l’utilité de l’échelon communal, Orcibal soutient que la proximité est d’autant plus nécessaire en l’absence d’importantes compétences transférées à la communauté de communes. Il affirme que les maires restent les relais pour la culture, le sport et le social et qu’ils peuvent mobiliser ces leviers pour agir.
Concernant une éventuelle réduction des niveaux administratifs, il se prononce pour le maintien du rôle des maires en matière de proximité et estime que seul l’allègement des échelons supérieurs peut être envisagé sans toucher à la proximité locale. Il critique toutefois la grande région qui, selon lui, paraît déconnectée de certains territoires montagnards.
Concernant la réduction du nombre de députés, Orcibal refuse cette option et se dit opposé à tout démantèlement qui réduirait la représentation locale. Il évoque aussi la fusion des communautés de communes comme une étape nécessaire mais souhaite que ces structures demeurent pertinentes pour le territoire.
Le lancement de la campagne est annoncé comme proche, avec une série de mardis citoyens et de rencontres sur le terrain; Orcibal affirme être déjà engagé sur le terrain depuis plusieurs années et se dit prêt à démontrer son bilan et son engagement.
Au vu de ce bilan et de sa capacité à démontrer qu’il a tenu parole, il se montre confiant quant à ses chances de réélection, estimant que l’honnêteté reste un élément clé de la vie publique.