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    Guerre régionale alimente l’inflation en Syrie et la hausse des prix

    Syrie, Iran, Israël, États-Unis

    La guerre impliquant Israël, les États-Unis et l’Iran a rapidement pesé sur les marchés syriens, provoquant une hausse des prix des denrées alimentaires, des biens de consommation et des produits de première nécessité. Cette nouvelle poussée inflationniste aggrave une situation déjà marquée par le manque de liquidités et l’érosion du pouvoir d’achat, plongeant de nombreuses familles dans une précarité accrue.

    Des hausses visibles dans les marchés de Damas

    Dans plusieurs quartiers de Damas, la flambée des prix est palpable. Les commerçants et clients interrogés décrivent des augmentations touchant viandes, légumes, huiles et conserves, sans distinction nette entre les catégories de produits.

    Un commerçant du marché de Sarya estime que les prix ont augmenté de 10 % à 50 % depuis la fin février. Parmi les exemples relevés figurent :

    • Le kilo de blanc de poulet passé d’environ 350 à 550 livres syriennes.
    • Le kilo de viande d’agneau monté de 1 600 à 2 500 livres syriennes.
    • Le prix du kilo de tomate remonté de 40 à 150 livres syriennes, le kilo de courgette autour de 150 livres.

    Pression accrue sur les ménages

    Les hausses ne se limitent pas aux aliments : le gaz domestique et le mazout commencent à manquer, accentuant les difficultés quotidiennes des foyers. Certains retraités expliquent que leurs revenus, pourtant revalorisés récemment, ne couvrent plus des dépenses de base comme un repas simple.

    Des aliments autrefois considérés comme des recours peu coûteux, comme certaines plantes sauvages consommées localement, ont aussi vu leur prix grimper, privant ainsi des familles de solutions alimentaires bon marché.

    Quelles explications pour la montée des prix ?

    Du côté des commerçants, les causes avancées vont au-delà d’un simple problème d’approvisionnement. Certains imputent la hausse au climat politique régional et à l’incertitude liée au conflit, qui pèsent sur les coûts et les anticipations du marché.

    Un autre facteur relevé est l’augmentation des exportations de certaines récoltes et marchandises vers les pays voisins, réduisant les quantités disponibles sur le marché intérieur. Parallèlement, les coûts de transport et d’assurance ont augmenté depuis le début des hostilités.

    Risque de contagion économique

    Un expert économique note que la Syrie n’est pas à l’abri des tensions régionales et que l’effet sur l’inflation et l’offre s’est déjà fait sentir. L’augmentation des prix et la contraction de l’offre ont contribué à une volatilité accrue des marchés, tandis que la livre subit des pressions supplémentaires en raison de la baisse des transferts depuis l’étranger.

    Les risques à moyen terme incluent la perturbation des chaînes d’approvisionnement via les ports et les routes terrestres, une hausse des coûts de transport et d’assurance, ainsi qu’une possible détérioration des flux d’investissement et des capitaux. Cela pourrait ouvrir la voie à une stagflation prolongée et à de nouvelles vagues d’émigration de compétences.

    Sécurité alimentaire et dépendance énergétique

    Sur le plan agricole, les efforts pour augmenter la production locale de blé à près de 3 millions de tonnes offrent une marge de protection, mais n’excluent pas le besoin d’importations pour satisfaire la demande. Les stocks actuels ne suffiraient que pour quelques mois en cas de rupture des approvisionnements.

    En matière d’énergie, la production nationale reste très en deçà des besoins : moins de 15 000 barils par jour produits face à une demande réelle estimée à plus de 120 000 barils. Cette dépendance accentue la vulnérabilité des secteurs du transport, du chauffage et de l’industrie à tout choc sur les lignes d’approvisionnement.

    Attentes et réponses

    Plusieurs habitants espèrent une intervention gouvernementale pour atténuer les effets de la crise, mais beaucoup estiment que les autorités n’ont pas encore saisi l’ampleur des tensions qui pèsent sur le quotidien. En attendant, la combinaison d’une inflation montante et d’un pouvoir d’achat érodé laisse les ménages dans une situation de plus en plus précaire.

    source:https://www.aljazeera.net/ebusiness/2026/3/13/syria-wave-inflation-iran-war

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