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Depuis son arrivée sur le sol américain, Nicolas Maduro est détenu à Brooklyn, dans l’un des plus importants centres de détention fédéraux des États‑Unis, connu pour son insalubrité et sa gestion défaillante.
Après son arrestation, le président vénézuélien est interné au Metropolitan Detention Center (MDC) de Brooklyn. Cette détention n’est pas provisoire : le juge a ordonné qu’il demeure en détention jusqu’à sa prochaine audience, prévue le 17 mars 2026.
Contexte et procédure
Lors de son inculpation pour trafic de drogue devant un tribunal fédéral de New York, Maduro a plaidé non coupable et s’est présenté comme un « prisonnier de guerre ».
Son avocat, Barry Pollack, cité par le Washington Post, aurait remis en cause la légalité de l’enlèvement et aurait soumis au juge l’hypothèse d’un processus juridique long et complexe à venir.
Libération sous caution
Nicolas Maduro et son épouse, Cilia Flores, ont renoncé à leur droit à la libération sous caution lors de l’audience. Il ne demande pas sa libération pour le moment, sans préjudice de la possibilité de déposer une demande de mise en liberté sous caution ultérieurement, selon son conseil. La prochaine étape est donc le 17 mars.
La prison MDC et ses conditions
À son arrivée au pays, Maduro et son épouse ont été placés au MDC après un passage par les locaux de l’agence antidrogue américaine, la DEA.
Cet établissement, construit dans les années 1990 pour faire face à la surpopulation carcérale à New York, accueille des détenus en attente de procès et compte plus de 1 300 personnes selon les recensements récents.
Le MDC est connu pour ses conditions de détention difficiles. Violence, coupures de courant fréquentes et cellules de 2 m sur 3 m y figurent parmi les caractéristiques décrites; les lits sont en acier et les matelas mesurent environ 4 cm d’épaisseur. La nourriture aurait été infestée d’asticots selon certains témoignages.
Les agressions au couteau et les morts y sont rapportés, et des avocats interrogés par des médias américains évoquent une prison qualifiée de « vrai enfer sur terre ».