Accueil ActualitéPressions politiques et mesures éducatives : actualités du 8 janvier 2026

Pressions politiques et mesures éducatives : actualités du 8 janvier 2026

par Lea
France

La justice demeure au centre des échanges politiques, avec des échanges sur l’indépendance des magistrats et les mécanismes de recours, alors que de nouveaux dossiers judiciaires se profilent et que les débats autour de l’État de droit s’amplifient.

La justice prise pour cible par les politiciens

Ces derniers mois, des personnalités politiques ont suscité des critiques et des pressions ciblant les juges, alimentant un questionnement sur les limites du pouvoir politique et l’indépendance judiciaire. Nicolas Sarkozy a été condamné en première instance à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs dans l’affaire libyenne; il a dénoncé ce qu’il considère comme une haine envers les juges et une atteinte à l’État de droit. La présidente du tribunal a elle-même été visée par des menaces anonymes et a dû bénéficier d’une protection.

En mars, Marine Le Pen a été condamnée à quatre ans de prison, dont deux fermes, accompagnée d’une amende de 100 000 €, et de cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire pour détournement de fonds publics. Elle a dénoncé un « coup d’État des juges rouges », et ses partisans se sont mobilisés autour d’un meeting de soutien. Par ailleurs, l’ancienne garde des Sceaux Rachida Dati a accusé des juges de piétiner les droits de la défense après sa mise en examen pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire Carlos Ghosn.

Avec les procès en appel de Marine Le Pen qui débuteront le 13 janvier, le procès en appel de Nicolas Sarkozy prévu le 16 mars et le procès en première instance de Rachida Dati (mise en examen pour corruption et trafic d’influence) programmé pour septembre, les juges se retrouvent une fois de plus au cœur des tensions entre justice et politique.

Portables au lycée : une mesure ambitieuse ou irréalisable ?

Un projet de loi visant à interdire le téléphone portable au lycée à la rentrée 2026 a été présenté hier aux syndicats de l’éducation et sera ensuite soumis au Conseil d’État; le Parlement interviendra rapidement sur le sujet. Le portable est déjà interdit dans les collèges depuis la rentrée 2025. Cette mesure est présentée comme une question de principe, avec une portée symbolique forte, mais elle pourrait connaître des dérogations.

Selon le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, l’objectif est de clarifier les règles et de limiter les usages en milieu scolaire, tout en envisageant des exceptions possibles. Les syndicats demeurent très sceptiques quant à l’efficacité pratique et à la faisabilité d’une telle interdiction dans les établissements, et ils remettent en question sa mise en œuvre et son impact sur l’éducation.

Les discussions autour de cette proposition se poursuivent, et les responsables éducatifs évaluent les implications potentielles pour l’organisation des cours et la discipline en classe.

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