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Procès en appel de Gleizes en Algérie: verdict attendu à Tizi Ouzou

par charles
Algérie

Le procès en appel du journaliste Christophe Gleizes, détenu en Algérie depuis juin, est au centre de l’actualité à Tizi Ouzou. Le verdict est attendu ce mercredi après des réquisitions lourdes, avec dix ans de prison demandés pour « apologie du terrorisme » et « possession de publications dans un but de propagande nuisant à l’intérêt national ». Christophe Gleizes, 36 ans, est un journaliste sportif français, collaborateur des magazines So Foot et Society, qui s’était rendu en Algérie pour un reportage sur la Jeunesse Sportive de Kabylie.

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Procès en appel de Gleizes en Algérie: verdict attendu à Tizi Ouzou

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Un tribunal de Tizi Ouzou doit rendre le verdict après les débats. L’audience d’appel débutera à 9h00 heures locales (8h00 GMT) et le verdict sera rendu le jour même, selon l’AFP et RSF. En première instance, Gleizes avait été condamné en juin à sept ans de prison ferme pour « apologie du terrorisme » et « possession de publications dans un but de propagande nuisant à l’intérêt national ». La justice lui reproche d’avoir été en contact avec un dirigeant de la JSK, qui était également l’un des responsables du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), classé terroriste par les autorités algériennes en 2021.

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Photo associée au procès en appel à Tizi Ouzou.
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« Une erreur qu’il a reconnue, un délit passible d’amende, mais certainement pas un crime », a déclaré Me Amirouche Bakouri, l’un de ses avocats.

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Des éléments du dossier: visa touristique, accusations et contacts avec la JSK

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Selon RSF et les éléments communiqués par les avocats, les échanges entre Gleizes et des responsables de la JSK portaient sur le reportage et non sur une action politique. Le journaliste avait été arrêté le 28 mai 2024 à Tizi Ouzou et placé sous contrôle judiciaire pour « être entré dans le pays avec un visa touristique, pour +apologie du terrorisme+ et +possession de publications dans un but de propagande nuisant à l’intérêt national+ ». RSF précise que « les premiers échanges entre les deux hommes ont eu lieu bien avant cette catégorisation par les autorités algériennes » et que « le seul échange survenu en 2024 visait à la préparation de son reportage sur la JSK ».

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Archive: l’audience en appel est suivie par l’AFP et RSF.
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La thèse du parquet affirme la gravité des accusations, mais les avocats évoquent une méconnaissance du métier de journaliste et défendent le droit d’enquêter et d’interviewer sans instrumentalisation politique. Lors du procès de première instance, Me Daoud a déclaré sur France Inter que l’on doit « expliquer aux magistrats d’appel qu’un journaliste ne fait pas de politique », et que Gleizes « n’est pas un activiste ».

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Christophe Gleizes a déclaré à la barre: « Je réclame votre clémence pour pouvoir retrouver ma famille », ajoutant qu’il avait commis « beaucoup d’erreurs journalistiques malgré mes bonnes intentions ». Le parquet a requis dix ans de prison en appel. L’affaire s’inscrit dans un contexte de décrispation des relations entre la France et l’Algérie, après la sortie de Boualem Sansal le 12 novembre.

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Réactions et contexte diplomatique

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Me Daoud a déclaré sur France Inter que « une issue favorable » est espérée, dans le cadre d’« un apaisement des relations entre la France et l’Algérie ». L’avocat a rappelé que Gleizes est « n’est pas un activiste ». Dix ans de prison viennent d’être requis en appel. L’affaire s’inscrit dans un contexte de décrispation des relations bilatérales après la libération de l’écrivain Boualem Sansal le 12 novembre dernier.

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