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Mardi 13 octobre 2026 Mis à jour à 10 h 32

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Nous respirons 68.000 microparticules de plastique par jour

Par Sara 2 min de lecture France

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Une étude récente menée par des chercheurs de l’Université de Toulouse révèle une information alarmante : chaque jour, nous inhalons jusqu’à 68 000 microparticules de plastique provenant de nos habitations et de nos véhicules.

La présence omniprésente des microparticules de plastique

Les microparticules de plastique, définies comme des particules mesurant moins de 5 millimètres, sont désormais omniprésentes dans notre environnement. Elles se retrouvent dans les sols, les forêts, les océans, l’eau en bouteille, ainsi que dans des boissons contenues dans des bouteilles en verre, des aliments, des chewing-gums, des emballages, des textiles, des pneus et même dans des boissons comme le Coca-Cola et des cosmétiques. Chaque jour, les humains entrent en contact avec ces particules en les inhalant, en les ingérant ou par la peau.

Un enfant ingère 47 000 microparticules par jour

Jusqu’à présent, la recherche s’était principalement concentrée sur la présence de microplastiques dans les eaux et les océans. Cette étude a toutefois porté sur l’analyse de l’air dans une douzaine de logements et cinq voitures, ciblant les particules les plus petites, invisibles à l’œil nu, qui mesurent moins de 10 micromètres.

Les résultats montrent que la concentration atteint 528 particules par mètre cube d’air dans les appartements, et jusqu’à quatre fois plus dans les véhicules. Ainsi, un adulte inhale environ 68 000 microparticules par jour, tandis qu’un enfant en ingère 47 000.

Concentration alarmante et implications sanitaires

Dans les logements, 76 % des microparticules retrouvées sont du polyéthylène, en plus du polydiméthylsiloxane présent dans les shampoings et du polyamide, que l’on trouve dans le nylon. L’air des véhicules est particulièrement contaminé par le polyamide, l’ABS, et le polytéréphtalate d’éthylène (PET), qui est également utilisé pour les bouteilles en plastique.

Un des chercheurs a indiqué que la concentration de microparticules de plastique serait « 100 fois plus élevée que les premières estimations ».

Le principe de précaution

Le problème majeur des microplastiques réside dans leur capacité à s’infiltrer dans les tissus humains, où ils peuvent demeurer pendant de longues périodes. Actuellement, nous manquons de données sur les conséquences potentielles de cette exposition. Certaines de ces particules, chargées de substances toxiques, pourraient perturber le système endocrinien et augmenter le risque de cancer.

De plus, il a été établi que de nombreux plastiques peuvent accroître des problèmes comme l’infertilité, l’obésité, et des maladies non transmissibles telles que le diabète ou les maladies cardiovasculaires, selon plusieurs études menées sur des animaux et des cultures cellulaires humaines. Bien qu’il reste encore beaucoup d’inconnues, le principe de précaution est recommandé par de nombreux experts, qui suggèrent de limiter l’utilisation de contenants en plastique, de privilégier des vêtements en matières naturelles et de bien ventiler les espaces intérieurs.

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