Aller au contenu

Lundi 5 octobre 2026 Mis à jour à 21 h 50

Lire sans pub

Zimbabwe : Abattage d’éléphants pour lutter contre la faim

Par Saliha 2 min de lecture Zimbabwe, Afrique

Garder Discussion

Le Zimbabwe et la problématique des éléphants

La situation des éléphants au Zimbabwe devient préoccupante, avec le gouvernement annonçant l’intention d’abattre deux cents pachydermes pour aider les populations vulnérables. Ce pays, qui abrite près de 100 000 éléphants, se retrouve confronté à un dilemme majeur face à une sécheresse persistante.

Une solution controversée

Bekezela Maplanka, responsable de l’opposition dans le district de Bulilima, exprime son incompréhension face à cette décision. Selon elle, manger des éléphants n’a pas de sens et cela ne pourrait pas être comparé à une pratique normale. La région fait déjà face à des récoltes détruites par le manque de pluie et à une forte mortalité du bétail, exacerbée par le phénomène El Niño, qui intensifie les effets du changement climatique. « Les gens ont faim », déclare-t-elle, tout en soulignant qu’abattre des éléphants ne résoudra pas le problème de fond.

Un surplus d’éléphants au Zimbabwe

Le Zimbabwe observe une augmentation de sa population d’éléphants, qui a presque doublé depuis les années 1980, alors que la population des éléphants de savane a chuté de 60 % à travers l’Afrique. L’autorité de protection de la faune sauvage, ZimParks, admet que le pays ne peut plus accueillir ce nombre croissant d’éléphants. La ministre de l’environnement, Sithembiso Nyoni, a même suggéré de s’inspirer de la Namibie, où des mesures similaires ont été prises pour atténuer la situation des populations affectées par la sécheresse.

Conséquences sur la conservation

Cependant, cette approche suscite l’indignation parmi les défenseurs de la faune. Des voix comme celle de Tennyson Williams, directeur Afrique de l’ONG World Animal Protection, mettent en garde contre le risque de relance du braconnage et du commerce illégal de l’ivoire. D’autres experts, tels que Farai Maguwu, directeur du Centre for Natural Resource Governance, soulignent que cette décision est loin de répondre aux véritables besoins des millions de personnes nécessitant une aide alimentaire. Selon lui, l’abattage de 200 éléphants ne changerait pas la situation pour les 6 à 7 millions de personnes en détresse.

Dans un contexte de famine et de crises environnementales, le choix du Zimbabwe d’abattre ses éléphants soulève de nombreuses interrogations sur la gestion des ressources naturelles et la responsabilité du gouvernement face aux défis climatiques.

Cet article vous a-t-il aidé à comprendre ?

Connectez-vous pour donner votre avis : il aide la rédaction à savoir ce qui reste à expliquer.

Abonnement One Media

Lisez One Media sans publicité

Formule

Aucune publicité sur votre compte, votre carte de lecteur numérotée à votre nom, résiliable à tout moment.

Toutes les formules, dont l’annuel avec 2 mois offerts

Discussion

Soyez le premier à réagir. Un compte gratuit suffit ; le premier message est relu avant publication.

Se connecter Créer un compte

À lire ensuite

Toute la rubrique Sciences

Explorer

Chargement des rubriques…

Votre compte

Créez un compte gratuit pour garder des articles, suivre des rubriques, retrouver votre historique et participer aux débats.

Se connecter Créer un compte