L’économie française a progressé de 0,2 % au deuxième trimestre 2026, après un recul de 0,1 % au premier trimestre. La première estimation publiée le 30 juillet dessine un retour modeste à la hausse, porté à la fois par la demande intérieure et le commerce extérieur.
Un rebond inférieur à l’estimation attendue
L’estimation trimestrielle reste en dessous des 0,3 % qui avaient été anticipés pour la période. Le chiffre ne résume toutefois pas une seule dynamique : la consommation des ménages a augmenté de 0,2 %, après avoir baissé de 0,3 % au trimestre précédent, tandis que la consommation des administrations publiques a progressé de 0,4 %.
La demande intérieure finale, hors stocks, a apporté 0,1 point à l’évolution du PIB, après une contribution négative de 0,2 point au premier trimestre.
Le commerce extérieur soutient le trimestre
Le commerce extérieur a contribué pour 0,6 point à la croissance entre avril et juin. Les exportations ont rebondi de 2,6 %, après une baisse de 3,1 % au premier trimestre. Les importations ont, elles aussi, augmenté, de 0,8 %.
À l’inverse, les variations de stocks ont retiré 0,6 point à l’évolution du PIB. Cette composante explique pourquoi l’addition des mouvements favorables ne se traduit pas mécaniquement par une progression plus forte du produit intérieur brut.
L’investissement reste en retrait
La formation brute de capital fixe a de nouveau diminué, de 0,3 %, après -0,8 % au premier trimestre. Le tableau du deuxième trimestre associe donc un redressement de la consommation et des exportations à une poursuite du recul de l’investissement.
Ces données constituent une première estimation des comptes nationaux trimestriels. Elles décrivent l’activité d’avril à juin et ne permettent pas, à elles seules, de conclure sur la trajectoire des trimestres suivants.
