Les derniers habitants évacués du Porge et de Lège-Cap-Ferret ont commencé à regagner leur domicile lundi 3 août, après plus d’une semaine marquée par le mégafeu de Gironde. La réintégration constitue une étape importante, mais le sinistre reste sous surveillance : il est fixé, non éteint.
Au Porge, commune la plus touchée, 183 maisons ont été entièrement détruites. Le retour des habitants se déroule donc avec des réalités très différentes selon les quartiers et l’état des habitations. À l’échelle des communes évacuées depuis le déclenchement du feu le 22 juillet, presque tous les 224 000 résidents et touristes concernés ont pu rejoindre leur logement ou leur lieu de séjour.
Le retour marque la fin de l’évacuation, pas celle des opérations
Le feu, qui a parcouru 42 000 hectares, a été fixé au cours du week-end. Cette qualification signifie que sa progression est arrêtée, mais elle ne vaut pas extinction. Des foyers encore actifs peuvent nécessiter une surveillance et un travail d’extinction prolongés, en particulier dans les zones où le sol est très sec.
La reprise des accès concerne notamment Le Porge et Lège-Cap-Ferret. Des exceptions subsistent toutefois dans certains secteurs : les campings n’étaient pas inclus dans l’autorisation de retour annoncée pour les deux communes, et deux quartiers du Porge restaient exclus en raison d’opérations de déminage liées à la présence d’obus de la Seconde Guerre mondiale dans les parcelles brûlées.
Des démarches de réintégration centralisées par la préfecture
La préfecture de la Gironde maintient une page d’information qui rassemble les communications, les arrêtés et les attestations liées à l’incendie. Elle met notamment à disposition des attestations de réintégration pour les communes concernées. Ces documents et les consignes associées restent susceptibles d’évoluer avec la situation sur le terrain.
Pour les habitants qui retrouvent une habitation touchée ou un environnement fortement dégradé, le retour ouvre aussi une phase d’accompagnement. Au Porge, la municipalité préparait des solutions d’hébergement pour les sinistrés qui souhaiteraient rester sur la commune.
