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Vendredi 6 novembre 2026 Mis à jour à 22 h 03

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L’aide au développement n’est pas un gaspillage, selon Esther Duflo

Par Sara 2 min de lecture France

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La quatrième Conférence internationale sur le financement du développement se déroule du 30 juin au 3 juillet à Séville, en Espagne, dans un contexte particulièrement difficile. Les États-Unis n’y participent pas et ne signeront pas le texte final. Robert F. Kennedy Jr., secrétaire américain à la santé, a récemment annoncé que son pays ne financera pas GAVI, le fonds international de soutien à la vaccination. L’aide diminue également en Europe. En termes globaux, les flux d’aide sont au plus bas depuis 2005, se révélant particulièrement dérisoires comparés aux milliards que les pays en développement doivent payer en intérêts sur leur dette.

La solidarité internationale en question

Alors que la tentation est forte, en Europe comme ailleurs, de renoncer à notre responsabilité collective, il est crucial de rappeler l’importance d’une solidarité internationale qui allie dignité, ambition et efficacité.

Des progrès notables dans les pays pauvres

Il est essentiel de balayer une idée fausse : les pays les plus pauvres ne sont pas des puits sans fond où tout effort serait inutile. En fait, alors que les progrès sociaux stagnent dans les pays riches, les avancées réalisées en trois décennies dans les pays les plus pauvres sont impressionnantes.

Des chiffres révélateurs

Selon la Banque mondiale, le nombre de personnes vivant sous le seuil d’extrême pauvreté a chuté de 2 milliards en 1992 (38 % de la population mondiale) à 713 millions en 2022 (8,5 % de la population mondiale). En Afrique subsaharienne, l’espérance de vie à la naissance est passée de 52 à 63 ans entre 2000 et 2023. Au Malawi, l’un des pays les plus pauvres, le taux de mortalité maternelle est passé de 942 femmes pour 100 000 naissances en 2000 à 451 en 2016.

Le rôle de l’aide au développement

Les progrès réalisés sont principalement attribuables aux gouvernements et aux populations de ces pays. Toutefois, l’aide au développement des pays riches a également joué un rôle clé en renforçant les biens publics mondiaux, en surmontant des crises et en testant des approches innovantes. Il est donc erroné de considérer l’aide au développement comme un gaspillage d’argent public.

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