Aller au contenu

Vendredi 6 novembre 2026 Mis à jour à 22 h 03

Lire sans pub

Lyon : Condamnation à un an de prison pour l’incendie d’un Coran

Par Sara 2 min de lecture France

Garder Discussion

Un homme de 27 ans, suivi psychiatriquement depuis longtemps, a été condamné, le mercredi 30 juillet, à un an de prison ferme par le tribunal correctionnel de Lyon pour avoir incendié un Coran en juin devant une mosquée à Villeurbanne, dans le Rhône.

Les faits de l’incendie

Dans la nuit du 1er au 2 juin, peu avant la première prière du matin, le prévenu a pris un Coran destiné aux fidèles de la mosquée Errahma, à Villeurbanne, et l’a brûlé à l’extérieur de l’édifice. Un témoin a éteint les flammes et a alerté les responsables de la mosquée le lendemain, ce qui a conduit à une plainte. L’auteur de l’incendie a été arrêté rapidement grâce aux images de vidéosurveillance.

Une défense fondée sur la maladie

Jugé pour *« dégradation commise en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion »*, le prévenu a nié être un islamophobe, se présentant plutôt comme *« victime de sa maladie »*, une schizophrénie paranoïde qu’il souffre depuis ses 18 ans. Sous curatelle renforcée depuis deux ans, il a déclaré : *« Je comprends que mon geste a été très grave. Pour moi, c’était juste un livre, ce n’était pas contre les musulmans eux-mêmes »*.

Une peine jugée nécessaire

La procureure, Hannah Tellier, a estimé qu’il était nécessaire d’apporter une réponse à une société blessée par cette *« transgression »*. Elle a souligné que le discernement du prévenu était *« altéré »* au moment des faits et a mis en avant un *« risque de réitération majeur »*, réclamant une peine de quinze mois de prison ferme.

Antécédents judiciaires

Le président du tribunal a rappelé que le prévenu avait déjà été condamné à trois reprises pour des faits de menaces, de violences liées à l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, ainsi que pour vol. Ses propos ont été qualifiés de *« un peu ubuesques de xénophobie »* lors de précédentes audiences. La peine prononcée est assortie d’une interdiction de deux ans de paraître à Villeurbanne.

Réactions à la condamnation

L’incendie du Coran a été dénoncé comme un acte *« islamophobe »* par plusieurs responsables religieux et élus locaux, notamment lors d’une manifestation de soutien. Me Sefen Guez Guez, l’avocat de l’association Errahma et du Conseil des mosquées du Rhône, a déclaré : *« C’est une peine satisfaisante pour nous. Nous avons eu le sentiment d’avoir été pleinement entendus »*.

Cet article vous a-t-il aidé à comprendre ?

Connectez-vous pour donner votre avis : il aide la rédaction à savoir ce qui reste à expliquer.

Abonnement One Media

Lisez One Media sans publicité

Formule

Aucune publicité sur votre compte, votre carte de lecteur numérotée à votre nom, résiliable à tout moment.

Toutes les formules, dont l’annuel avec 2 mois offerts

Discussion

Soyez le premier à réagir. Un compte gratuit suffit ; le premier message est relu avant publication.

Se connecter Créer un compte

À lire ensuite

Toute la rubrique Société

Explorer

Chargement des rubriques…

Votre compte

Créez un compte gratuit pour garder des articles, suivre des rubriques, retrouver votre historique et participer aux débats.

Se connecter Créer un compte