Aller au contenu

Jeudi 5 novembre 2026 Mis à jour à 22 h 03

Lire sans pub

Nâzim Boudjenah condamné à 9 mois de prison avec sursis pour menaces de mort

Par charles 2 min de lecture France

Garder Discussion

Le 6 juin dernier, le comédien et ancien pensionnaire de la Comédie-Française, Nâzim Boudjenah, a été condamné à une peine de neuf mois de prison avec un sursis probatoire de deux ans, pour des menaces de mort proférées à l’encontre des élues écologistes Sandrine Rousseau et Alice Coffin. Les faits remontent à une nuit de juillet 2024, durant laquelle il aurait notamment menacé Sandrine Rousseau, affirmant vouloir la plonger dans une « baignoire d’acide » et lui « casser la tête sur le trottoir », selon le journal Libération.

Le tribunal lors du procès de Nâzim Boudjenah

Le comédien, qui a été licencié de la Comédie-Française en février suite à cette affaire, devra également suivre un traitement psychologique pendant deux ans, participer à un stage de lutte contre la haine en ligne, et respecter une interdiction de contacter directement les victimes. Il a été par ailleurs condamné à payer une amende de 300 euros. Reconnaissant l’ensemble des faits, Boudjenah a exprimé ses excuses envers toutes les parties concernées, évoquant une période où il se sentait « perdu » et sous le coup de plusieurs procédures, notamment initiées par son ancienne petite amie, Marie Coquille-Chambel.

Lors de son audition, il a expliqué qu’il se trouvait dans une situation difficile, évoquant une période de grande détresse où il se retrouvait « à la rue ». Il a également souligné le contexte exacerbé par un discours public qui, selon lui, minimise la gravité de ses actes : « Dans l’air, il y a cette idée qu’un homme n’a aucune chance face aux accusations d’une femme. »

La procureure, en revanche, a souligné la gravité du contexte en rappelant que « 85 % des violences physiques et 97 % des violences sexuelles » sont commises par des hommes, insistant sur le danger que représentent ces comportements, notamment dans le cyberespace, où les menaces de ce type se propagent souvent sans contrôle.

A la suite de cette condamnation, Sandrine Rousseau a pris la parole pour souligner la nécessité de prendre ces menaces au sérieux et rappeler l’importance de la justice dans la lutte contre la violence. Elle a exprimé son indignation face à l’attitude de l’acteur : « La question, c’est qu’est-ce qu’il a compris de cette condamnation ? À quel moment on se dit que des menaces de viol et de meurtre, ce n’est pas si grave ? »

Cet article vous a-t-il aidé à comprendre ?

Connectez-vous pour donner votre avis : il aide la rédaction à savoir ce qui reste à expliquer.

Abonnement One Media

Lisez One Media sans publicité

Formule

Aucune publicité sur votre compte, votre carte de lecteur numérotée à votre nom, résiliable à tout moment.

Toutes les formules, dont l’annuel avec 2 mois offerts

Discussion

Soyez le premier à réagir. Un compte gratuit suffit ; le premier message est relu avant publication.

Se connecter Créer un compte

À lire ensuite

Toute la rubrique Société

Explorer

Chargement des rubriques…

Votre compte

Créez un compte gratuit pour garder des articles, suivre des rubriques, retrouver votre historique et participer aux débats.

Se connecter Créer un compte