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Pour la première fois dans l’histoire de la Coupe d’Afrique des Nations, quatre entraîneurs africains dirigent les équipes qualifiées pour les demi‑finales de la CAN 2025, organisée au Maroc. L’événement marque une étape inédite pour le football continental et pourrait assurer la quatrième victoire consécutive d’un coach africain dans la compétition.
Les entraîneurs en lice
Les quarts de finalistes ont été conduits jusque‑là par Walid Regragui (Maroc), Hossam Hassan (Égypte), Pape Thiaw (Sénégal) et Éric Chelle (Nigéria). Chacun d’eux incarne un profil différent, mais tous partagent la même ambition : conduire leur sélection jusqu’au trophée continental.
Walid Regragui, sélectionneur du Maroc, s’appuie sur l’expérience acquise depuis sa nomination en août 2022, notamment lors du parcours historique des Lions de l’Atlas au Mondial. Hossam Hassan, arrivé à la tête des Pharaons le 6 février 2024, a relancé l’équipe et assuré leur présence au prochain Mondial 2026.
Pape Thiaw, nommé en décembre 2024, a redonné confiance aux Lions du Sénégal, tandis qu’Éric Chelle, en poste depuis janvier 2025, a pris en charge le Nigéria dans un contexte de reconstruction après des désillusions en qualifications.
Un palmarès récent porté par des techniciens africains
- Djamel Belmadi (Algérie) : titre en 2019.
- Aliou Cissé (Sénégal) : titre en 2021.
- Emerse Fae (Côte d’Ivoire) : titre en 2023.
Si l’un des quatre entraîneurs africains l’emporte en 2025, ce serait la quatrième édition consécutive remportée par un coach issu du continent, confirmant une dynamique récente favorable aux entraîneurs locaux.
Un tournant pour le football africain
Les observations des instances continentales mettent en avant un changement de tendance : les entraîneurs africains gagnent en compétitivité et en crédibilité au plus haut niveau.
Sur les 24 équipes engagées à la CAN 2025, 15 étaient dirigées par des entraîneurs africains. Parmi elles, 11 ont franchi la phase de groupes, preuve selon les observateurs d’une meilleure cohésion, d’une discipline tactique et d’une compréhension culturelle favorisant la performance.
Portraits et chiffres clés
Voici les principaux éléments de parcours et les statistiques récentes de ces entraîneurs, tels que remontés par les bases de données spécialisées.
Walid Regragui (Maroc)
Nommé en août 2022, Regragui a conduit le Maroc jusqu’à la quatrième place du Mondial 2022, performance inédite pour une nation africaine. Depuis sa prise de fonction, il a dirigé 47 rencontres officielles et amicales : 35 victoires, 8 nuls et 4 défaites.
Après une élimination précoce lors de la précédente CAN, il vise à transformer l’ambition nationale en trophée continental.
Hossam Hassan (Égypte)
Entré en fonction le 6 février 2024 en remplacement de Rui Vitória, Hossam Hassan a rapidement remis l’équipe égyptienne sur les rails et obtenu la qualification pour la Coupe du Monde 2026.
À ce jour, il a dirigé 24 rencontres : 16 victoires, 6 nuls et 2 défaites. S’il remporte la CAN, il deviendrait le troisième homme à soulever le trophée à la fois comme joueur et comme entraîneur, après Mahmoud El‑Gohary et Stephen Keshi.
Pape Thiaw (Sénégal)
En poste depuis le 13 décembre 2024, Pape Thiaw a rapidement imprimé sa marque : sur 15 matches à la tête du Sénégal, son bilan fait état de 11 victoires, 3 nuls et une seule défaite.
Il ambitionne de succéder à Aliou Cissé et d’offrir au Sénégal un second sacre continental.
Éric Chelle (Nigéria)
Arrivé en janvier 2025, le technicien malien Éric Chelle a pris les commandes des Super Eagles dans une période de transition après l’échec des qualifications directes pour la Coupe du Monde et la défaite en barrage contre la République démocratique du Congo.
Sur 20 rencontres à la tête du Nigéria, Chelle a enregistré 13 victoires, 3 nuls et 4 défaites. Un succès à la CAN serait une consécration pour son projet et une compensation aux revers récents.
La présence conjointe de ces quatre entraîneurs africains en demi‑finales souligne l’essor des entraîneurs locaux et la progression du football africain. Quel que soit le dénouement, la CAN 2025 restera comme un moment charnière pour les entraîneurs africains et pour la stratégie de développement du jeu sur le continent.