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Toni Simón, autrefois écrivain de discours pour Mariano Rajoy, est désormais célèbre pour sa tortilla, un plat emblématique de la gastronomie espagnole. Il raconte comment, dans son restaurant familial La Penela, des conspirations politiques ont été ourdies autour de sa table. À travers son histoire, Simón dévoile un monde mêlant politique, gastronomie et anecdotes fascinantes.
Toni Simón : de la politique à la gastronomie
En tant qu’hôte de La Penela, une taberna galicienne, Toni Simón a vécu une transition étonnante. Cette ancienne figure politique, qui a prospéré dans les cercles du pouvoir, se retrouve aujourd’hui à diriger un restaurant prisé à Madrid, où se rencontrent des personnalités de tous horizons.
Lors d’une interview, il évoque le jour où la moción de censura, menée par Pedro Sánchez contre Rajoy, a été planifiée dans son propre restaurant. « C’est ici que tout a commencé », dit-il en souriant.

Un parcours singulier
Né à La Corogne en 1965, Toni Simón a grandi à Betanzos, une ville qu’il décrit comme l’une des plus belles d’Europe. Après des études de droit à Madrid, il se consacre d’abord à la lecture et à l’écriture, avant de se lancer dans la politique.
Au service de Rajoy, il a écrit de nombreux discours, contribuant à façonner la voix du Parti populaire. « Mariano avait la chance de bien s’entourer », dit-il, évoquant le contexte politique complexe de son époque.

Des anecdotes mémorables
Simón partage des anecdotes amusantes sur sa carrière politique, notamment une rencontre avec Iván Redondo, alors chef de cabinet, qui lui a révélé que la moción de censura avait été planifiée dans le restaurant de sa famille. « C’est drôle de penser que j’ai pris des tortillas pendant qu’ils tramaient mon licenciement », s’exclame-t-il.
Sa capacité à transformer des moments de tension en récits captivants témoigne de son savoir-faire en tant que conteur. « La vie est un labyrinthe de causes et d’effets », conclut-il avec humour.

Réflexions sur la politique
Simón exprime également des réflexions sur la politique moderne. Selon lui, la droite espagnole a du mal à « élever le cœur des gens » et à s’imposer face à des discours plus émotionnels émanant de la gauche et des nationalistes. « Il est essentiel de toucher les émotions des citoyens », affirme-t-il.
Il évoque également l’importance de personnaliser les discours. « La politique doit être une histoire, pas juste des chiffres », souligne-t-il, rappelant que l’art oratoire est tout aussi crucial que le contenu.

Un avenir prometteur
Bien que Toni Simón ait quitté le monde de la politique, il semble avoir trouvé sa voie dans la gastronomie, où il peut allier sa passion pour la cuisine et son talent pour raconter des histoires. « La Penela est plus qu’un restaurant, c’est un lieu de rencontre », dit-il. Avec son humour et son esprit, il continue à séduire ses clients tout en rendant hommage à ses racines galiciennes.
