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Le Groenland réagit aux propos du président américain Donald Trump, qui réaffirme son intérêt pour l’île arctique et évoque la possibilité d’un changement de statut. Le territoire autonome danois figure au cœur d’un débat diplomatique complexe et fait l’objet d’appels au respect du droit international et à la stabilité régionale. Les réactions des autorités danoises et françaises se multiplient, tout en laissant peu de place à la spéculation.
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Trump menace le Groenland et le Danemark
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Donald Trump a réaffirmé son intérêt pour le Groenland et a déclaré que les États-Unis avaient « besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale », ajoutant que « le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper », selon des extraits rapportés par The Atlantic et relayés par des dépêches AFP et d’autres agences. Des propos tenus dans le cadre d’interventions médiatiques qui ont relancé les tensions entre Washington et les capitales européennes.
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« Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… parlons du Groenland dans 20 jours »
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Selon The Atlantic, ces propos ont été tenus à bord d’Air Force One et illustrent la tonalité musclée que l’administration Trump a adoptée ces dernières semaines, alors que des questions sur le transit des ressources groenlandaises se posent au niveau stratégique.
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Réactions et solidarité des alliés
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La Première ministre danoise Mette Frederiksen s’est élevée contre les propos américains et a exhorté les États-Unis à « mettre fin à leurs menaces contre un allié historique et contre un territoire et un peuple qui ont clairement fait savoir qu’ils n’étaient pas à vendre », selon les agences. Elle a également ajouté: « Il est tout à fait absurde de dire que les États-Unis devraient prendre le contrôle du Groenland ».
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Le porte-parole de la diplomatie française, Pascal Confavreux, a lui aussi insisté sur la solidarité européenne: « Il ne peut pas y avoir de modification des frontières par la force », a-t-il déclaré, citant la position de la France envers le Danemark. Des messages de soutien sont également venus des pays nordiques, et des publications ont circulé sur les réseaux sociaux pour rappeler que « Personne ne décide pour le Groenland et le Danemark à l’exception du Groenland et du Danemark eux‑mêmes ».
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Contexte et enjeux
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Rappelons que le Groenland est un immense territoire arctique peuplé d’environ 57 000 habitants et autonome du Danemark. Son importance stratégique tient autant à ses ressources minières — majoritairement non exploitées — qu’à la présence militaire américaine dans la région, notamment lors de la guerre froide. Des chiffres publiés dans plusieurs enquêtes montrent que, en janvier 2025, 85 % des Groenlandais s’étaient opposés à une éventuelle appartenance aux États‑Unis, et seulement 6 % y étaient favorables.
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Le Danemark, allié historique des États‑Unis et membre de l’OTAN, rappelle la solidarité au niveau européen et met en relief le cadre du droit international dans ces échanges. Des déclarations publiques et des messages des dirigeants nordiques témoignent d’un front commun en faveur du dialogue et du respect des souverainetés locale et nationale.