Donald Trump a menacé d’invoquer l’Insurrection Act pour déployer l’armée afin de maintenir l’ordre aux États‑Unis, si les autorités du Minnesota ne parvenaient pas à mettre fin aux violences liées à une opération des agents fédéraux de l’immigration, selon les dépêches. Sur Truth Social, il a affirmé: «je vais invoquer l’INSURRECTION ACT», a déclaré le président américain, au lendemain d’un nouveau tir d’un agent fédéral à Minneapolis. L’Insurrection Act, compilation de lois des XVIIIe et XIXe siècles, est une forme d’état d’urgence qui permet à l’État fédéral d’utiliser l’armée pour le maintien de l’ordre sur le territoire américain. Il a été invoqué pour la dernière fois en 1992 par le président George Bush père, à la demande du gouverneur républicain de Californie, confronté à des émeutes sans précédent à Los Angeles à la suite de l’acquittement des policiers qui avaient passé à tabac Rodney King, l’année précédente.
À Minneapolis, Trump menace d’invoquer l’Insurrection Act
Les dépêches indiquent que ces propos interviennent alors que des manifestations se sont amplifiées dans la grande ville du nord et que des tensions avec les forces fédérales se sont accrues après des incidents impliquant des agents de l’immigration. L’Insurrection Act est défini comme une forme d’état d’urgence qui permet au gouvernement fédéral d’utiliser l’armée pour le maintien de l’ordre sur le territoire américain, et il a une histoire marquée par des interventions controversées.

La dernière utilisation de l’insurrection Act remonte à 1992, lors des émeutes de Los Angeles, après l’acquittement des policiers qui avaient frappé Rodney King, selon les récits des dépêches. Le sujet refait émerger des questions sur les pouvoirs fédéraux en matière de sécurité et sur les réactions des autorités locales face à une arrivée massive d’agents fédéraux dans une ville déjà sous tension.
Incidents et tensions avec l ICE
Le 7 janvier, une Américaine de 37 ans, Renee Nicole Good, a été abattue dans sa voiture à Minneapolis alors qu’elle participait à une action visant à gêner une opération des agents fédéraux de l’immigration, envoyés en grand nombre dans la ville pour mener des arrestations. L’affaire a déclenché de nombreuses protestations et alimenté les tensions entre les autorités locales et le gouvernement fédéral. Les faits ont alimenté le débat national sur l’usage des ressources fédérales dans des villes où la violence et les dissensions demeurent fortes.

Les autorités locales démocrates ont dénoncé les actions du gouvernement de Donald Trump et ont demandé le retrait des agents fédéraux de l’immigration. « Nous comprenons qu’il y a de la colère », ont écrit les responsables municipaux sur X, ajoutant que « la ville de Minneapolis exige une nouvelle fois que l’ICE quitte immédiatement la ville et l’État ». Cette voix locale s’ajoute à des critiques plus larges à l’égard des interventions fédérales dans le cadre de questions migratoires et de sécurité intérieure.