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Venezuela: libérations de prisonniers politiques et réactions internationales

par Marie
Venezuela

Le Venezuela a annoncé une première vague de libérations de prisonniers politiques, dont l’ancien candidat Enrique Marquez, dans un geste salué par certains acteurs internationaux et scruté par d’autres. Cette libération survient peu après la capture du président Nicolás Maduro par les États-Unis lors d’une opération militaire. María Corina Machado, lauréate du prix Nobel de la Paix 2025, a déclaré : « Aujourd’hui, la vérité, pourchassée et réduite au silence pendant des années, parvient à se frayer un chemin ».

Libérations et réactions internationales

Parmi les personnes libérées figurent Enrique Marquez, 62 ans, qui avait mené une croisade judiciaire contre la réélection de Maduro et s’était inscrit pour la présidentielle de juillet 2024 afin de représenter l’opposition si la candidature d’Edmundo Gonzalez Urrutia était rejetée. Selon une vidéo tournée dans un quartier de Caracas, Marquez a été conduit par des policiers en compagnie de Biagio Pilieri, proche de la chef de l’opposition María Corina Machado. L’annonce de ces libérations a suscité des réactions d’acteurs internationaux et d’organisations. Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sánchez a salué « un acte de justice ». Les présidents brésilien Luiz Inácio Lula da Silva et colombien Gustavo Petro ont aussi salué les libérations, tout en réitérant leur « grande préoccupation » après l’usage de la force au Venezuela. Le pape Léon XIV a également exprimé sa « vive inquiétude » sur les tensions dans la région.

La presse et des ONG ont souligné que ces libérations ne concernent pas nécessairement tous les détenus restants et qu’elles pourraient ne pas être suivies d’un élargissement plus large. L’ONG Foro Penal estimait à 806 le nombre de prisonniers politiques au Venezuela, dont 175 militaires, avant cette vague. Reporters sans frontières a salué la libération de certains prisonniers, tout en appelant Caracas à étendre le geste pour libérer les journalistes encore emprisonnés.

Libération de prisonniers politiques au Venezuela (image illustrative)
Prisonniers libérés et familles réunies lors d’une première vague de libérations au Venezuela.

Le cas d’Enrique Marquez et les autres relâchés

Enrique Marquez, l’ancien candidat de 62 ans, avait été arrêté en janvier 2025 et s’était inscrit pour le scrutin afin d’être le représentant principal de l’opposition en cas de rejet de la candidature d’Edmundo Gonzalez Urrutia. Edmundo Gonzalez Urrutia avait finalement pu se maintenir face à Nicolás Maduro et Enrique Marquez n’avait pas défendu sa propre candidature, soutenant Urrutia. Urrutia a ensuite été contraint à l’exil en Espagne après le scrutin de juillet 2024, tandis que Marquez a été arrêté en janvier 2025.

Maria Corina Machado a salué ces libérations, jugeant qu’« Aujourd’hui, la vérité, pourchassée et réduite au silence pendant des années, parvient à se frayer un chemin ». En parallèle, Rocio San Miguel, avocate et militante libérée jeudi et qui possède également la nationalité espagnole, est repartie pour l’Espagne avec d’autres ressortissants espagnols libérés. Le gouvernement américain a déclaré que des discussions se poursuivaient au sujet du Venezuela, tandis que Donald Trump a déclaré sur Truth Social qu’il accueillerait l’opposante à Washington la semaine suivante.

Le président américain a aussi affirmé que les États-Unis et le Venezuela « travaillent bien ensemble » notamment pour la reconstruction de l’industrie pétrolière. Le pape Léon XIV a aussi exprimé son inquiétude concernant la situation. Selon les informations, Maria Corina Machado a remporté le prix Nobel de la paix 2025.

Contexte et chiffres des détenus

Selon Foro Penal, environ 806 prisonniers politiques étaient détenus au Venezuela avant cette vague, dont 175 militaires. Certains détenus avaient été écroués à Hélicoïde, une prison gérée par les services de renseignements. Delcy Rodriguez, présidente par intérim, a toutefois défendu la position de son gouvernement en affirmant qu’il n’était ni subordonné ni soumis aux États‑Unis et en évoquant sa loyauté envers Maduro.

Source: https://www.leparisien.fr/international/venezuela/ancien-candidat-a-la-presidentielle-opposante-politique-qui-sont-les-premiers-prisonniers-liberes-par-le-venezuela-09-01-2026-BAL2OETCSVA5NPWKLZ3KNI373Q.php

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