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Le gouvernement Bayrou cherche à obtenir la confiance de l’Assemblée nationale pour sa trajectoire budgétaire et sa politique intérieure, avec un vote prévu le 8 septembre. Le Premier ministre a annoncé son intention de saisir l’article 49.1 et d’assumer la responsabilité sur le plan politique. À ce stade, les oppositions se mobilisent et les blocages apparaissent, certains groupes restant indéterminés ou conditionnant leur soutien à des garanties. Le paysage parlementaire est en mouvement, entre appels à la dissolution et calculs internes, alors que le calendrier s’accélère.
À l’Assemblée nationale, le vote de confiance fixé au 8 septembre
Le Premier ministre François Bayrou a engagé la procédure en sollicitant la confiance sur la colonne durcie par le plan d’économies. Selon BFMTV, le vote de confiance s’annonce serré: 264 députés pourraient voter contre s’ils suivent la consigne de leur parti, et 210 pour. Le groupe Liot, composé de 23 députés, se réunit mardi midi pour définir sa ligne, et les parlementaires PS (66) et Liot pourraient encore influencer le résultat avec leur position. Le président du MoDem, Marc Fesneau, a écrit: «Le temps de la clarification, du courage politique et de l’intérêt général est venu. Dans ce moment de vérité, chacun devra assumer ses responsabilités. Les députés Démocrates le feront».
Réactions des groupes: LFI, PS, RN et LR clarifient leur position
Les positions se précisent parmi les grands blocs. «Les parlementaires insoumis voteront le 8 septembre pour faire tomber le gouvernement», a déclaré Manuel Bompard. Marine Le Pen, présidente du groupe RN, a affirmé: «Évidemment contre la confiance au gouvernement de François Bayrou», et Jordan Bardella a ajouté: «Jamais le RN ne votera la confiance à un gouvernement dont les choix font souffrir le peuple français».
Le Parti socialiste est plus explicite: Olivier Faure a estimé qu’il était «inimaginable» que des socialistes votent en ce sens, et Boris Vallaud a précisé sur BFMTV: «Les @socialistesAN voteront contre».
Place Publique, qui compte deux députés, a annoncé qu’il «n’accordera pas sa confiance a priori» à François Bayrou. Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, a ajouté: «Les Écologistes n’ont pas confiance dans ce PM qui porte un projet irresponsable aussi bien socialement qu’environnementalement. Nous voterons contre»; Fabien Roussel a pour sa part déclaré au PCF: «Le 8 septembre, il faut faire tomber ce gouvernement».
Les Républicains, unanimes, ont tranché: «Voter pour la chute du gouvernement, ce serait voter contre les intérêts de la France», a déclaré Bruno Retailleau. Le groupe LR affirme qu’il «votera pour la confiance au gouvernement» afin d’éviter le chaos et l’extrême gauche.
Le groupe Liot est encore en discussion: BFMTV indique qu’il tiendra une réunion en visioconférence à midi ce mardi pour définir sa ligne. Le groupe « Ensemble pour la République » réunit Renaissance (91 élus), Horizons et Indépendants (34 élus) et Les Démocrates (Modem, 36 élus); Ludovic Mendes a déclaré: «On va soutenir sa démarche».
Bayrou a évoqué un « moment de vérité qui nous resoude et qui nous met en position d’offensive », selon BFMTV. « Il reste 13 jours », a-t-il ajouté, alors que le vote approche et que l’issue reste incertaine, avec un calcul d’après les chiffres: 264 contre et 210 pour; les 66 PS et les 23 Liot pourraient influencer le dénouement.
Le rôle clé du socle central et Liot
À l’échelle du centre-droit, le socle « Ensemble pour la République » regroupe Renaissance (91 élus), Horizons et Indépendants (34 élus) et Les Démocrates (Modem), 36 élus. Ludovic Mendes, député de la Moselle, a affirmé: «On va soutenir sa démarche».
Selon BFMTV, François Bayrou a évoqué un « moment de vérité qui nous resoude et qui nous met en position d’offensive ». Il a ajouté: « Il reste 13 jours ». BFMTV précise que le vote pourrait être cruciale, avec 264 voix contre et 210 pour, laissant planer une marge faible et dépendante du soutien éventuel de PS et Liot jusqu’au dernier moment.
Le groupe Liot tiendra une conférence en visioconférence à midi ce mardi pour définir sa ligne, et son poids pourrait s’avérer décisif dans une configuration où le socle central cherche à consolider une majorité.