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GE Aerospace : Perspectives d’avenir et prévisions financières

par Sara
France

La société autrefois connue sous le nom de « General Electric » a subi d’importants changements au cours des dernières années. Après avoir d’abord scindé **GE HealthCare** puis **GE Vernova** (son activité énergétique), ce qui a émergé plus tôt cette année est un nouveau GE connu sous le nom de **GE Aerospace**, un spécialiste dans la fabrication de moteurs d’avion pour des géants de l’aérospatiale comme **Boeing** et **Airbus**, ainsi que pour l’armée américaine.

État actuel de GE Aerospace

Autrefois, General Electric était un conglomérat industriel diversifié, produisant des articles aussi variés que des ampoules et des machines à laver, des centrales électriques et des dispositifs d’imagerie médicale… et des moteurs d’avion. Aujourd’hui, GE Aerospace se concentre essentiellement sur cette dernière activité.

GE a récemment annoncé ses résultats du troisième trimestre en octobre. La croissance des ventes a été modérée, avec des revenus en hausse de 6 % par rapport à l’année précédente. Cependant, plusieurs indicateurs ont donné aux investisseurs des raisons d’espérer une amélioration de la croissance, notamment les marges bénéficiaires. Il y a un an, la division aérospatiale de GE affichait une marge bénéficiaire opérationnelle de 18,8 % sur ses ventes. Au troisième trimestre 2024, ce chiffre a atteint 20,3 %.

La croissance des nouvelles commandes a également été encourageante. GE a enregistré 12,6 milliards d’euros de commandes durant le trimestre, en hausse de 28 % par rapport à l’année précédente, ce qui prévoit une croissance des ventes potentiellement énorme dans les trimestres à venir. En soutien à cette perspective, le PDG Larry Culp a révisé à la hausse les prévisions de bénéfices de l’entreprise pour le reste de l’année.

Pour l’année 2024, GE prévoit des bénéfices ajustés de plus de 4,20 euros par action, avec un flux de trésorerie disponible (FCF) dépassant 5,6 milliards d’euros (environ 12 % au-dessus des prévisions précédentes).

Les attentes de GE entre maintenant et 2028

Les bonnes nouvelles ne s’arrêtent pas là. Lors d’une présentation aux investisseurs en mars, GE a esquissé ses objectifs financiers larges jusqu’en 2028. Tous ces objectifs reposent sur la « normalisation » progressive des voyages aériens et de la demande d’avions (et de moteurs d’avion), menant à une croissance « robuste de l’aérospatiale commerciale » dans le monde entier.

Qu’est-ce que cela signifie en termes financiers ? À partir de 2025, la direction prévoit une croissance des ventes à deux chiffres, avec des bénéfices opérationnels atteignant 7,1 milliards d’euros ou plus, et un flux de trésorerie disponible égal ou supérieur au résultat net après impôts. Ensuite, au cours des trois années suivantes, la direction s’attend à s’installer dans une croissance stable, avec des ventes à un chiffre élevé entraînant une augmentation continue des bénéfices opérationnels.

À la fin de cette prévision en 2028, GE anticipe des bénéfices avant impôts de 10 milliards d’euros ou plus par an, le FCF continuant d’être égal ou supérieur au résultat net déclaré.

Les prévisions des analystes pour 2028

Ces projections sont-elles réalistes ? Wall Street semble le penser — en fait, les analystes interrogés par S&P Global Market Intelligence estiment que certains chiffres pourraient être conservateurs.

Par exemple, en 2025, les analystes prévoient un bénéfice opérationnel de 7,3 milliards d’euros pour GE, au lieu des 7,1 milliards d’euros initialement évoqués. Leur prévision de FCF est de 5,6 milliards d’euros, mais cela pourrait signifier que GE pourrait surprendre positivement si elle atteint ses objectifs l’année prochaine.

En regardant vers 2028, Wall Street prévoit une croissance totale des ventes de 29 %, générant 10,8 milliards d’euros de bénéfice opérationnel et 8,5 milliards d’euros de flux de trésorerie disponible positif. Il est notable que si GE atteint cet objectif, cela signifiera que l’entreprise a réussi à plus que doubler son FCF sur la période de cinq ans allant de 2023 à 2028.

Le stock de GE est-il un bon investissement ?

À la clôture de vendredi, le titre de GE Aerospace affichait une capitalisation boursière de 190 milliards d’euros. Basé sur les bénéfices de l’année en cours, cela n’est pas particulièrement attractif, entraînant un ratio cours/bénéfice (P/E) d’environ 35. Mais si le titre GE croît aussi rapidement qu’il le promet — et aussi rapidement que les analystes le prédisent — cela pourrait-il justifier un achat de parts malgré tout ?

Bien que j’aimerais dire « évidemment », je ne suis pas si sûr.

Même si tout se passe bien et que GE atteint les prévisions des analystes, une capitalisation boursière de 190 milliards d’euros divisée par 8,5 milliards d’euros de flux de trésorerie disponible que GE devrait générer dans quatre ans donne un ratio prix/FCF de plus de 22. (Et rappelons que ce multiple est basé sur des bénéfices que l’entreprise ne réalisera pas avant quatre ans — et qu’elle pourrait en fait ne pas atteindre.)

Cette évaluation pourrait être justifiable si GE continuait à croître à des taux de 20 % dans quatre ans, mais ni l’entreprise ni les analystes ne prévoient cela. Au contraire, ils anticipent une croissance du FCF de 10 % en 2028 — un chiffre respectable, mais pas suffisant pour justifier un ratio P/FCF de 22, à mon avis.

Dans l’ensemble, les gains de plus de 70 % que le titre de GE a réalisés cette année pourraient devoir suffire un certain temps. À des prix actuels, le titre est peu susceptible d’augmenter beaucoup plus à partir d’ici.

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