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Carnac : Les menhirs bretons bientôt classés à l’UNESCO

Par Sara 2 min de lecture France

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En Bretagne, les célèbres alignements de menhirs de Carnac pourraient entrer au patrimoine mondial de l’UNESCO ce week-end. Au total, 550 sites du néolithique devraient obtenir ce label.

Des recherches sur les menhirs

Entre ces alignements de pierres vieux de 7 000 ans règne d’habitude un silence imperturbable. Aujourd’hui, il est interrompu par un étrange crissement de roue. Ce drôle de chariot enregistre les variations magnétiques du terrain, permettant de dénicher des traces des œuvres du néolithique. « On pourrait retrouver des anciens menhirs qui sont couchés et enterrés sous terre. On a à peu près 25 à 50 % de menhirs disparus au sein des alignements. Donc, on ne voit qu’une moitié du site », explique Guillaume Bruniaux, ingénieur en géophysique de l’équipe CNRS.

Une reconnaissance importante

L’origine et la portée symbolique des menhirs de Carnac (Morbihan) sont toujours méconnues. Cette équipe du CNRS est parmi les seules à mener des recherches aujourd’hui. Avec la reconnaissance par l’UNESCO, l’intérêt pour le site pourrait être relancé. « On protège les sites aussi en continuant à accumuler des connaissances sur eux. C’est dans ce sens-là que l’UNESCO est attentif à ce que ça ne devienne pas un élément figé sur lequel il ne se passe plus rien », indique Olivier Agogué, administrateur du Centre des monuments nationaux pour le site de Carnac.

700 000 visiteurs par an

Les alignements de Carnac attirent 700 000 visiteurs par an. Pour certains, c’est une découverte au détour d’un séjour à la plage. Mais des Franco-Américains en ont entendu parler à l’école : « Ma professeure m’a expliqué que c’était de très anciennes merveilles du monde. Personne ne sait pourquoi ils ont fait ça. C’est un mystère. Et je trouve ça fascinant », commente un jeune touriste. « Ces sites ne sont pas très populaires aux États-Unis. Il faut vraiment être connaisseur. Mais je vais dire à tous mes amis qu’il faut venir ici », ajoute une vacancière américaine séduite par sa visite.

Protéger le site

Doit-on craindre un afflux de touristes qui dénatureraient le site ? Dans les années 60, certains visiteurs indélicats ont déjà été signalés. Le site a depuis été ceinturé de barrières et d’un parcours balisé. Seuls les visiteurs accompagnés d’un guide, ou les moutons qui s’occupent d’entretenir la végétation, sont autorisés à y accéder. Récemment, la circulation a été modifiée pour sécuriser les abords du site. Des modifications qui ne plaisent pas à tous les habitants. Un agriculteur, notamment, doit désormais faire un détour de plusieurs minutes pour accéder à ses champs, et a signé une pétition contre ces aménagements.

Pour le maire, malgré les mécontentements, ces travaux étaient nécessaires. « Au même titre qu’il y a une vitre sur la Joconde, on ne peut pas laisser ce patrimoine inestimable se dégrader », souligne Olivier Lepick, maire (DVD) de Carnac. La reconnaissance de l’UNESCO vient saluer un travail de 30 ans pour préserver ces géants de pierre.

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