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Exposition Zombis : La mort est-elle vraiment une fin ?

Par Sara 1 min de lecture France

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Le Musée du quai Branly-Jacques-Chirac présente une exposition unique intitulée « Zombis. La mort n’est pas une fin ? », commissariée par Philippe Charlier, qui éclaire le phénomène de la zombification en Haïti à travers des perspectives médicales, archéologiques et anthropologiques.

Les origines du terme et son évolution

La première mention du mot « zombi » remonte à 1687, dans le livre français *Le Zombi du grand Pérou*, où le terme désigne un sorcier plutôt qu’un mort-vivant. Ce n’est qu’au XIXe siècle, durant l’ère de l’émancipation des esclaves marrons, que l’on commence à évoquer des zombis dans un sens plus anthropologique. Les premiers témoignages écrits datent des années 1920-1930, grâce à des personnalités comme l’anthropologue Zora Neale Hurston et l’écrivain William Seabrook, qui ont observé ce phénomène en Haïti.

Un phénomène culturel haïtien

La zombification émerge à la croisée de plusieurs influences : les religions d’Afrique subsaharienne, l’esclavage transatlantique et les traditions autochtones des Taïnos, Arawak et Caraïbes. Ces derniers auraient transmis aux esclaves marrons des connaissances sur les poisons et les plantes, éléments essentiels à la mythologie des zombis en Haïti.

Comprendre la zombification

Dans un sens anthropologique, la zombification est un jugement porté sur un individu jugé coupable de mal dans la société haïtienne. La cause la plus fréquente de cette sanction est la vente de terres appartenant à autrui. En cas de conflit, les victimes peuvent choisir de se tourner vers une justice parallèle, impliquant des sociétés secrètes appelées « bizangos ». Lors de cette procédure, l’individu est confronté à des rituels intenses, et s’il ne prouve pas son innocence après sept épreuves, il risque une « peine pire que la mort ».

Philippe Charlier, en octobre 2019.

Une exposition révélatrice

À travers cette exposition, les visiteurs découvrent un aspect méconnu de la culture haïtienne et la complexité des croyances entourant la mort et la zombification. Philippe Charlier, en tant que commissaire, propose une approche multidisciplinaire qui enrichit la compréhension de ce phénomène fascinant et souvent mal compris.

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