Aller au contenu

Jeudi 15 octobre 2026 Mis à jour à 15 h 03

Lire sans pub

Les chercheurs marocains craignent l’impact de l’IA sur l’art

Par Sara 4 min de lecture

Garder Discussion

<section>
<h1>Les chercheurs marocains craignent l’impact de l’IA sur l’art</h1>
<p>Des chercheurs marocains et étrangers ont exprimé, hier dimanche, leurs préoccupations quant à l’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur la littérature et l’art, estimant que cette technologie soulève des problématiques importantes dans ces domaines.</p>
<p>Cela a été abordé lors d’un colloque intitulé « Évolution de l’intelligence artificielle : quels enjeux pour la créativité littéraire et artistique », suivi par un correspondant de l’agence Anadolu.</p>
<p>Le colloque, organisé par le ministère marocain de la Culture et de la Communication à Rabat, s’est tenu en marge de la Foire internationale du livre de Rabat, qui s’est déroulée du 10 au 19 mai.</p>
</section>

<section>
<h2>Défis majeurs</h2>
<p>Lors de son intervention au colloque, l’académicienne marocaine Zhour Karam a déclaré que « l’intelligence artificielle a apporté de nombreux avantages aux secteurs techniques et scientifiques, mais son rôle dans la littérature et l’art soulève encore des débats pleins de prudence et d’inquiétude ».</p>
<p>Elle a expliqué que les écrivains craignent l’IA en raison du piratage de leurs œuvres, de l’exploitation de leurs noms, et de la modification de textes antérieurs.</p>
<p>Elle a précisé : « L’intelligence artificielle modifie les textes et les œuvres romanesques des auteurs, ce qui pose de grandes problématiques pour eux ».</p>
<p>Selon Karam, « l’intelligence artificielle ne crée pas de la littérature mais génère des histoires, car la littérature est une création humaine ».</p>
</section>

<section>
<h2>Défis et sources de crainte</h2>
<p>De son côté, le chercheur et écrivain français Alexandre Kevin a déclaré : « L’intelligence artificielle représente un défi et une source de peur pour les traducteurs, les journalistes, les artistes, les ingénieurs en informatique et de nombreuses autres professions ».</p>
<p>Il a ajouté : « Les écrivains et les auteurs ne sont pas non plus à l’abri de cette intelligence artificielle, sans oublier les grands défis dans le domaine de l’éducation, notamment les recherches scientifiques et universitaires ainsi que les devoirs scolaires ».</p>
<p>Il a poursuit : « Un programme comme ChatGPT ne peut pas créer ; il reproduit ce qui a déjà été écrit via des statistiques, et il est impossible de trouver des écrits originaux via ce programme ».</p>
<p>Selon lui, « ce programme ne peut pas produire un texte long et ne peut pas comprendre les étapes de développement du personnage et du narrateur, il écrit des choses simples et banales ».</p>
</section>

<section>
<h2>Impieur de la créativité</h2>
<p>Le romancier et écrivain marocain Mohamed Haji Mohamed a critiqué l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la littérature et l’art.</p>
<p>Dans son allocution, il a souligné que « l’intelligence artificielle pose des défis dans les domaines de la littérature et de l’art, car elle contribue à la standardisation, la banalisation et à la mort de la créativité et de la liberté ».</p>
<p>Il a estimé que l’intelligence artificielle crée un problème pour la littérature quand elle est utilisée par des grandes entreprises technologiques, lesquelles ont réussi dans les domaines scientifiques.</p>
<p>Il a ajouté : « Le danger réside dans le fait que les écrivains ne bénéficient pas des droits d’auteur, en plus du risque d’imitation des écrivains et des penseurs ».</p>
<p>Bien que l’intelligence artificielle présente de grands avantages, elle a aussi des effets négatifs selon les spécialistes, d’où la création de ce qu’on appelle les « principes éthiques de l’intelligence artificielle ».</p>
</section>

<section>
<h2>Conflit légal</h2>
<p>La société OpenAI a eu besoin de grandes quantités de textes disponibles sur Internet pour entraîner son modèle linguistique, mais elle n’a pas précisé les sites et les écrits exacts utilisés.</p>
<p>Cette société, devenue l’un des géants de l’intelligence artificielle grâce au succès de ChatGPT, fait face à plusieurs poursuites similaires, notamment celle intentée par un groupe d’ingénieurs informatiques qui ont également poursuivi Microsoft, le principal investisseur dans la start-up, ainsi que la plateforme GitHub.</p>
<p>En janvier dernier, des artistes ont intenté une action en justice contre Stability AI et Midjourney, qui ont entraîné leurs programmes à partir d’un grand nombre d’œuvres visuelles disponibles sur Internet.</p>
<p>En début septembre, Microsoft a annoncé qu’elle fournirait une protection juridique à ses clients poursuivis pour violation des droits d’auteur en ce qui concerne les contenus créés à l’aide de ses outils d’intelligence artificielle générative.</p>
<p>Depuis plusieurs mois, des auteurs intentent des poursuites pour protéger leurs droits face à l’intelligence artificielle qui utilise leurs œuvres pour générer du contenu, bien que leurs batailles judiciaires soient ardues. En Europe et en Amérique du Nord, la loi tend à favoriser l’intelligence artificielle, même si la situation pourrait changer, selon les experts juridiques.</p>
<p>La loi américaine autorise l’exploration de données dans le cadre de la « politique d’utilisation équitable », comme le montre un procès contre Google concernant la numérisation de livres, que le géant américain de la recherche en ligne a remporté.</p>
<p>Pour le contenu créé ou généré par l’IA, la situation juridique est complexe. Peut-on classer ce type de contenu comme une forme de contrefaçon, en particulier si un utilisateur de logiciel d’IA demande une œuvre imitant le « style » d’un auteur ou reproduisant un certain logo ?</p>
<p>Dans ce contexte, la loi française et européenne, comme la loi américaine, ne reconnaît la contrefaçon que lorsqu’il y a copie d’une œuvre précise.</p>
</section>

Cet article vous a-t-il aidé à comprendre ?

Connectez-vous pour donner votre avis : il aide la rédaction à savoir ce qui reste à expliquer.

Abonnement One Media

Lisez One Media sans publicité

Formule

Aucune publicité sur votre compte, votre carte de lecteur numérotée à votre nom, résiliable à tout moment.

Toutes les formules, dont l’annuel avec 2 mois offerts

Discussion

Soyez le premier à réagir. Un compte gratuit suffit ; le premier message est relu avant publication.

Se connecter Créer un compte

À lire ensuite

Toute la rubrique Culture

Explorer

Chargement des rubriques…

Votre compte

Créez un compte gratuit pour garder des articles, suivre des rubriques, retrouver votre historique et participer aux débats.

Se connecter Créer un compte