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Introduction
Dans le domaine de la santé, le lien entre certains emplois et un risque accru de cancer a été mis en avant par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Dans un communiqué, l’agence a annoncé le développement d’une méthodologie visant à identifier les procédés de travail pouvant être cancérogènes.
Une méthodologie essentielle
Face à l’absence de critères scientifiques clairs à l’échelle européenne et nationale, la Direction générale du travail a sollicité l’Anses pour analyser ces risques. Entre 2021 et 2024, l’agence a réalisé plusieurs expertises et a établi une liste de procédés à examiner.
Circonstances d’exposition aux cancers
Des situations comme le soudage et le ponçage risquent d’exposer les travailleurs à des gaz, particules et poussières néfastes. De plus, des activités impliquant des rayonnements UV ou le travail de nuit sont également considérées comme potentiellement à risque.
Identification des organes et causalité
L’Anses s’efforce de préciser les organes touchés par le cancer et d’établir les liens causaux entre l’exposition professionnelle et la maladie. Cela inclut l’examen des procédés industriels et des tâches professionnelles.
Procédés à risque : étude de la friture
Une analyse récente a porté sur les émissions de friture, qui peuvent générer des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et autres composés organiques volatils en raison des transformations de la graisse à haute température. Ces émissions sont classées comme cancérogènes probables pour l’homme, en particulier pour le cancer pulmonaire.
Mesures de prévention et recommandations
Lorsque des procédés sont classés comme cancérogènes, il est nécessaire d’instaurer des mesures d’évaluation et de prévention, y compris un suivi médical. L’Anses appelle également à poursuivre la recherche sur ces risques afin de mieux protéger les travailleurs.
Procédés prioritaires pour l’étude
Parmi les quinze procédés identifiés, trois sont jugés prioritaires : les travaux exposant aux rayonnements solaires, les missions des pompiers, et le travail de nuit, touchant potentiellement plus de deux millions de travailleurs en France.