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L’OMS déplore le retrait des États-Unis et appelle au dialogue
La Organisation mondiale de la santé (OMS) a exprimé son regret face à la décision de l’administration du président américain Donald Trump d’annoncer le retrait de Washington de l’agence onusienne. Le ministre de la Santé allemand, Karl Lauterbach, a également critiqué cette décision.
Accusations de Trump
Lors de la signature d’un décret visant à officialiser ce retrait, Trump a accusé l’OMS de « fraude ». Il a justifié son choix en évoquant l’écart entre les contributions financières américaines et celles de la Chine.
Le décret incite les agences fédérales à « suspendre tout transfert, soutien ou ressource du gouvernement des États-Unis à l’OMS à l’avenir ». Il appelle également à « trouver des partenaires américains et internationaux fiables » capables de « prendre en charge les activités précédemment réalisées par l’OMS ».
Réaction de l’OMS
Le porte-parole de l’OMS, Tarik Jasarevic, a déclaré aux journalistes que l’agence internationale « se désole de l’annonce des États-Unis sur leur intention de se retirer de l’organisation ». Il a exprimé l’espoir que les États-Unis reconsidèrent leur position et s’engagent dans un dialogue constructif pour la santé et le bien-être de millions de personnes à travers le monde.
Inquiétudes de l’Union européenne
De son côté, la Commission européenne a exprimé ses « inquiétudes » mardi concernant la décision de Trump de se retirer de l’OMS, avertissant que cette démarche pourrait compromettre la réponse à d’éventuelles pandémies futures. La porte-parole de la Commission, Eva Hrnčířová, a déclaré : « Pour résister aux menaces sanitaires mondiales, nous devons avoir une coopération mondiale ». Elle a ajouté qu’elle était convaincue que l’administration américaine réfléchirait à tous ces enjeux avant le retrait officiel.
Critiques allemandes
Karl Lauterbach a également critiqué le retrait prévu des États-Unis de l’OMS. Il a déclaré mardi que l’annonce de Trump représente un coup dur pour la lutte internationale contre les crises de santé mondiales. Lauterbach a ajouté qu’en l’absence de contributions américaines, il serait extrêmement difficile d’aider les pays touchés par des maladies infectieuses ou des catastrophes environnementales.
Il a souligné que de nombreux programmes de lutte contre les conséquences des famines, des catastrophes naturelles et des guerres sont financés par ces fonds. « Cela mettrait des centaines de milliers de personnes en danger, notamment de nombreux enfants », a-t-il averti.
Lauterbach a également fait remarquer que l’Allemagne, en tant que partenaire ancien de l’OMS, est consciente de sa responsabilité et a augmenté ses contributions à l’organisation ces dernières années. Il a insisté sur le fait que la sécurité sanitaire mondiale est dans l’intérêt de tous les pays, y compris des États-Unis.