Accueil SantéPremier cas de mpox en Europe, l’OMS met en garde les pays européens

Premier cas de mpox en Europe, l’OMS met en garde les pays européens

par charles

Premier cas de mpox en Europe

Le jeudi 15 août 2023, la Suède a annoncé la détection de son premier cas de mpox, précédemment connu sous le nom de variole du singe. Cette annonce a marqué un tournant significatif, car il s’agit du premier cas confirmé en dehors du continent africain. Cette situation préoccupante a conduit l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à émettre un avertissement quant à la probabilité d’autres cas importés de ce variant dans la région européenne dans les jours et semaines à venir.

Quelques détails sur le cas en Suède

Olivia Wigzell, cheffe intérimaire de l’agence suédoise de santé publique, a précisé que l’individu infecté avait contracté le virus lors d’un séjour dans une région d’Afrique où une épidémie significative de mpox est en cours, plus précisément du sous-type clade 1. Malgré la présence de cette infection sur le sol suédois, l’agence a rassuré la population en déclarant qu’il n’y a actuellement pas de risque pour le reste de la population.

La personne concernée réside dans la région de Stockholm, la capitale suédoise, et bénéficie de soins médicaux appropriés. Les autorités sanitaires suivent de près la situation, renforçant les mesures de surveillance pour détecter toute propagation potentielle du virus.

Expansion du mpox à l’échelle mondiale

Suite à l’annonce suédoise, le vendredi 16 août, le Pakistan a également confirmé son premier cas de mpox. La personne infectée aurait également voyagé depuis un pays du Golfe. Ce développement souligne l’étendue croissante de ce virus dans le monde entier et incite les autorités à redoubler d’efforts pour contrôler sa propagation.

La République démocratique du Congo (RDC) a, quant à elle, été particulièrement touchée par cette maladie, diagnostiquée pour la première fois en 1970. Depuis septembre 2023, le variant de clade 1 a provoqué une épidémie massive dans ce pays, touchant toutes ses provinces. Selon le dernier rapport épidémiologique, plus de 15 664 cas potentiels et 548 décès ont été enregistrés depuis le début de l’année.

Réponse internationale et vaccination

Face à cette menace croissante, le ministère de la Santé des États-Unis a affirmé que la vaccination serait cruciale pour gérer cette épidémie. Dans ce contexte, les États-Unis ont décidé d’apporter leur soutien en faisant don de 50 000 doses du vaccin Jynneos, approuvé par la Food and Drug Administration (FDA), à la République démocratique du Congo.

L’OMS a également élevé son niveau d’alerte au maximum, soulignant l’importance de la collaboration entre les pays pour partager les données et mettre en œuvre les mesures de santé publique nécessaires afin de contrôler la propagation du virus. L’organisation a conseillé d’éviter toute stigmatisation envers les voyageurs et les pays touchés, appelant à des mesures de santé publique plus adaptées plutôt qu’à des restrictions de voyages ou des fermetures de frontières.

Statistiques alarmantes en Afrique

Les données disponibles indiquent que depuis janvier 2022, il y a eu 38 465 cas signalés de mpox dans 16 pays africains, avec un tragique total de 1 456 décès. Notamment, il y a eu une augmentation alarmante de 160 % du nombre de cas en 2024 par rapport à l’année précédente, une tendance que les experts surveillent de près. Cette forte hausse des cas met en évidence la nécessité d’une action rapide et efficace pour contenir le virus.

Capacités de production vaccinale

Pour renforcer la réponse face à cette épidémie, le laboratoire pharmaceutique danois Bavarian Nordic a fait savoir qu’il était prêt à produire jusqu’à 10 millions de doses de vaccins d’ici à 2025. Cela représente une initiative essentielle pour endiguer la propagation du mpox et protéger les populations à risque dans les zones touchées.

Transmission et symptômes du mpox

Le mpox est une maladie virale qui peut se transmettre de l’homme à l’animal ou par contact physique étroit avec une personne infectée. Le variant clade 1b, mentionné précédemment, est particulièrement préoccupant car il entraîne des éruptions cutanées sur l’ensemble du corps, avec un taux de mortalité évalué à 3,6 %. Contrairement aux précédentes souches, qui présentaient des éruptions localisées sur des zones spécifiques telles que la bouche, le visage ou les parties génitales, ce nouveau variant pose des risques largement accrus pour la santé publique.

Stratégies de prévention

Face à cette menace, plusieurs stratégies de prévention peuvent être envisagées pour minimiser la propagation du virus :

  • Éducation et sensibilisation : Informer le public sur les modes de transmission du mpox et les mesures préventives à adopter.
  • Surveillance épidémiologique : Renforcer les systèmes de surveillance pour détecter rapidement les nouveaux cas et contenir les épidémies.
  • Vaccination : Développer un accès élargi aux vaccins, surtout dans les zones à risque.
  • Équipes de réponse rapide : Mettre en place des équipes bancaires pour gérer les éclosions de manière efficace.

Perspectives d’avenir et vigilance

La situation actuelle autour du mpox nécessite une vigilance accrue de la part de la communauté internationale. Alors que la Suède et d’autres pays tentent de gérer les cas importés, les efforts de communication et la collaboration internationale seront essentiels pour développer des solutions durables. La recherche de nouvelles thérapeutiques et d’une meilleure compréhension des variant est cruciale pour prévenir une pandémie future.

Les experts recommandent également aux pays de renforcer leurs systèmes de santé publique pour se préparer à de futures épidémies. En mettant l’accent sur la recherche, la vaccination, et l’éducation, il sera possible de réduire les impacts dévastateurs de ce virus.

Conclusion sur la vigilance sanitaire

Alors que le mpox continue de faire parler de lui à l’échelle mondiale, la prévention, l’éducation et la coopération internationale sont les clés pour maîtriser cette menace. La situation en Suède, au Pakistan, et en République démocratique du Congo démontre la nécessité d’une réponse rapide et coordonnée pour protéger les populations vulnérables.

Il est impératif de rester informé des évolutions de la maladie et de suivre les recommandations des autorités sanitaires. La santé publique doit être une priorité pour chaque nation face à cette menace émergente.

Cela pourrait vous intéresser

Laisser un commentaire