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Introduction
L’idée fait son chemin. Selon l’Académie nationale de médecine et le Conseil national de l’Ordre des médecins, il y aurait « 27 millions de consultations pas honorées » par an en France. Au total, 251 millions de consultations sont effectuées chaque année par les médecins généralistes, un chiffre rapporté par MG France.
Une taxe qui vise à faire payer les patients
Cette pratique désorganise gravement le travail quotidien des médecins libéraux et des consultations hospitalières. Elle réduit la disponibilité médicale des praticiens et limite l’accès aux soins pour des patients qui en ont réellement besoin. Cela contribue également à majorer le nombre de patients qui s’adressent aux services d’urgence.
Pour lutter contre ce phénomène, la taxe lapin a été proposée. Cette taxe vise à faire payer les patients qui n’honorent pas leurs rendez-vous médicaux.
Propositions pour la mise en place de la taxe
Comment cette taxe pourrait-elle être mise en place ? Le Dr Jérôme Marty, président du syndicat Union française pour une médecine libre (UMFL-S), propose de centraliser le processus à l’Assurance maladie. Cela signifierait que l’Assurance maladie rembourserait moins bien le patient lors de sa consultation suivante en cas d’absence.
Rappels pour éviter les rendez-vous manqués
Une autre proposition consiste à taxer directement les patients via les plateformes de réservation en ligne. Doctolib, le leader dans ce domaine, a exprimé certaines réserves concernant cette mise en place. Stanislas Niox-Château, patron de Doctolib, a déclaré que cela ne doit pas nuire à l’accès aux soins ou créer une charge administrative pour les patients.
Il a également souligné l’importance de mettre en place des rappels pour aider les patients à penser à leur consultation. En effet, les soignants utilisant Doctolib enregistrent environ 4% de rendez-vous non honorés, contre 8% pour ceux qui n’utilisent pas la plateforme.
Comparaison avec l’Allemagne
En Allemagne, les patients doivent payer 5 euros lors de la prise de rendez-vous, une somme conservée par le professionnel de santé en cas d’absence du patient à la consultation. Cette approche pourrait-elle inspirer des solutions similaires en France ?