Accueil SantéUn patient en attente de transfert : les dangers de l’alitement prolongé

Un patient en attente de transfert : les dangers de l’alitement prolongé

par charles

Un témoignage troublant

Une situation ubuesque met en lumière la saturation des hôpitaux en France. Dans un entretien diffusé dans l’émission « Sept à Huit Life » sur TF1, Michel narre son expérience vécue dans la nuit du 16 février 2025. Alors qu’il se rend aux toilettes, il se trompe de porte et chute dans les escaliers. Sa femme, angoissée, se souvient : « Je pensais qu’il était mort, il ne bougeait pas, il était inconscient, j’ai mis peut-être 10 secondes pour le réanimer ».

Un parcours chaotique aux urgences

Une fois aux urgences, Michel découvre qu’il a subi plusieurs fractures des vertèbres cervicales. Son état nécessite une intervention chirurgicale, et il doit être transféré au CHU de Dijon, où il se retrouve sixième sur la liste d’attente. « Je pensais que le lendemain, ou au maximum le surlendemain, j’aurais été transféré. Au bout de six jours, on m’a dit, vous êtes le troisième. Ah, j’ai dit chouette, je suis sur le podium », déclare Michel avec un soupçon d’ironie.

Les dangers de l’alitement prolongé

Malheureusement, il aura fallu 18 jours avant qu’il soit finalement transféré à l’hôpital. Pendant cette période, Michel a été alité, une situation qui, selon son médecin traitant, a porté atteinte à sa santé. Un mois et demi après son hospitalisation, il a souffert d’une embolie pulmonaire. Son médecin précise que cet alitement prolongé, dans des conditions difficiles, « c’est un facteur évident d’embolie pulmonaire ».

Des chiffres inquiétants

Comme le relaye LCI, une étude effectuée par l’AP-HP en 2023 indique que le fait de passer une nuit sur un brancard aux urgences accroît de près de 40 % le risque de mortalité hospitalière. En effet, ce taux passe de 11,1 % à 15,7 %.

#santé| #urgence| #hôpital

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