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Des séquelles lourdes après un AVC
Après un accident vasculaire cérébral (AVC), environ 40 % des patients présentent des séquelles importantes, selon l’Inserm. Parmi celles-ci, l’aphasie, qui altère la capacité à parler et à comprendre, et l’hémiplégie, paralysie d’un côté du corps, sont fréquentes.
Les complications s’étendent aussi à la dépression, aux crises d’épilepsie et à la démence, affectant durablement la qualité de vie des survivants.
18 ans de silence pour Ann, victime d’un AVC
Ann, autrefois professeure de mathématiques au Canada, a été frappée par un AVC à l’âge de 30 ans. Cet événement l’a laissée tétraplégique et privée de parole pendant 18 ans.
Grâce aux avancées de la recherche, une équipe de l’Université de Californie a réussi à lui redonner la parole en mars 2025. Le défi était immense : comment traduire en mots les pensées d’une personne muette et paralysée depuis si longtemps ?
Une technologie cerveau-ordinateur innovante
Les chercheurs ont d’abord utilisé une interface cerveau-ordinateur qui convertissait les pensées d’Ann en voix synthétique. Toutefois, ce système présentait un délai de huit secondes entre la pensée et sa restitution vocale, limitant la fluidité des échanges.
Intervention de l’intelligence artificielle pour une conversation fluide
Pour améliorer la communication, les scientifiques ont implanté 253 électrodes sur le cortex cérébral d’Ann. Ce dispositif a été connecté à une intelligence artificielle capable de décoder les pensées quasiment en temps réel, avec un délai réduit à 80 millisecondes.
Ce progrès technologique a permis à Ann de prononcer 100 phrases comprenant 1024 mots et 50 expressions différentes, avec un débit de 47 à 90 mots par minute, se rapprochant peu à peu d’une conversation naturelle.
Ce dispositif révolutionnaire ouvre des perspectives prometteuses pour les patients aphasiques ou paralysés à cause d’un AVC.
Vers une application future généralisée
Bien que ce projet soit encore expérimental, les chercheurs américains envisagent de généraliser cette technologie dans une dizaine d’années. Ce progrès pourrait transformer la rééducation des patients longtemps privés de parole.