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Mon premier TOC
Mon TOC est arrivé sans préavis. Un jour, il a pris les commandes de mon anxiété, omniprésente depuis toujours, à l’image d’un bruit de fond en moi, et il s’est arrimé à ma peur viscérale des fuites de gaz. J’avais alors 24 ans et, jamais auparavant, je n’avais perdu le contrôle.
Pour la première fois, je m’agenouille devant la chaudière pour réaliser ce qui deviendra mon rituel de vérification. Le monde s’est arrêté de tourner pour moi, plus rien ne compte, si ce n’est le besoin irrépressible, imperméable à tout raisonnement, de vérifier l’oscillation de la flamme pour m’assurer qu’elle n’est pas sur le point de s’éteindre…
J’ai conscience que c’est insensé
Immuable, mon rituel se déroule toujours dans cet ordre; sinon la vérification s’annule d’elle-même et m’oblige à tout reprendre de zéro. Et il m’est arrivé de vérifier 30 à 40 fois de suite.
Les jours de grande anxiété, je ne fais que ça, car la flamme a pu faiblir ou une défaillance technique a pu se produire…
Mon TOC disparaît, j’en développe un autre
Mon TOC disparaît, jusqu’à ce que j’en développe un nouveau l’année suivante, centré sur la peur de ne pas pouvoir entrer chez moi. Mon obsession est précise: que la clé se brise dans la serrure…
Antidépresseurs et TCC
Mon amoureux a été le premier pas vers ma guérison, en m’accompagnant chez un psychiatre. Depuis des années, j’annulais systématiquement la veille…