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Alerte sur les dangers des huiles de friture
Le vendredi 25 octobre, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a lancé une alerte sur les dangers liés aux émanations d’huiles de friture. Sur France Info, Henri Bastos, chargé de la santé au travail à l’Anses, a évoqué le « potentiel cancérigène » de ces liquides alimentaires populaires dans les cuisines des restaurateurs et des usines agroalimentaires.
Composés dangereux émis par les huiles de friture
Selon l’Anses, les huiles de friture émettent des « particules fines et ultrafines ainsi que de nombreux composés organiques volatils » qui peuvent s’avérer dangereux pour la santé humaine. Henri Bastos a précisé que l’augmentation de la température lors de la friture entraîne des transformations physiques et biochimiques, produisant des émanations potentiellement nocives.
Plus la durée de cuisson est longue et la température élevée, plus les émanations de friture sont significatives, augmentant ainsi le risque pour les travailleurs exposés.
Publics exposés et recommandations de l’Anses
Les recommandations de l’Anses concernent principalement les professionnels dans desMilieux à risque, tels que les cuisines professionnelles. Ces professions nécessitent une vigilance accrue, tandis que pour un usage domestique occasionnel, les risques sont moindres.
Pour limiter l’exposition, l’Anses a formulé plusieurs recommandations :
- Mieux encadrer l’utilisation des huiles de friture dans la restauration et l’industrie agroalimentaire.
- Renforcer la surveillance avec des actions de prévention adaptées.
- Améliorer la traçabilité des expositions.
Classement des produits à risque en France
Alors que le règlement européen définit des critères pour la classification des substances cancérogènes, l’Anses souligne l’importance d’évaluer les risques cancérogènes dans le milieu professionnel dans son ensemble, plutôt que de se concentrer uniquement sur des substances individuelles.
Conclusion
L’Anses a identifié 36 processus potentiellement cancérogènes liés aux huiles de friture, avec 12 jugés prioritaires pour la prévention. Malgré une attention croissante à ces risques, l’évaluation de la cancérogénicité des émissions de friture reste insuffisamment documentée en dehors de l’Asie du Sud-Est.