Table of Contents
Consommation à risque et recommandations sanitaires
Une consommation d’alcool est considérée à risque lorsque les seuils recommandés par Santé Publique France et l’Institut national du cancer (Inca) sont dépassés. Ces recommandations stipulent une valeur repère de dix verres standards par semaine, sans dépasser deux verres standards par jour, et avec deux jours sans consommation.
Selon le Pr Laurent Karila, professeur de psychiatrie spécialisé dans l’addictologie à l’hôpital Paul Brousse, une consommation excessive peut entraîner des effets délétères sur l’organisme, allant de l’élévation de la tension artérielle à un risque accru de maladies graves, comme certains cancers.
Effets positifs de l’arrêt de l’alcool
La bonne nouvelle, c’est que l’arrêt de la consommation d’alcool présente des effets bénéfiques notables dès les premières semaines. Le Pr Karila souligne que couper l’alcool a des bénéfices sur la santé dès le premier mois. La tension artérielle et la glycémie commencent à se stabiliser rapidement.
En outre, l’abstinence améliore la qualité du sommeil, réduisant les troubles liés à l’alcool qui perturbent les cycles de sommeil. Cela se traduit par un regain d’énergie, une meilleure concentration, et un teint plus éclatant.
Bienfaits sur l’organisme lors de l’abstinence prolongée
Plus vous maintenez l’arrêt, plus les effets bénéfiques se majorent. Après deux mois d’abstinence, la fonction immunitaire s’améliore et les enzymes hépatiques commencent à se normaliser.
Après six mois, chez les personnes non atteintes de cirrhose, le foie peut se régénérer significativement. En un an, les risques de maladies chroniques, comme certaines affections cardio-vasculaires ou le diabète de type 2, diminuent considérablement.