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Tendances beauté et célébrités
L’année dernière, le monde entier polémiquait sur les stars qui avaient recours à Ozempic, un médicament à l’origine destiné aux diabétiques, pour maigrir. Ces derniers mois, c’est une autre nouvelle tendance beauté insolite de nos chères célébrités qui a fait couler de l’encre : le sperme de saumon.
Ce dernier est utilisé en injections par les membres de la famille Kardashian ou encore Jennifer Aniston comme traitement anti-âge. De quoi parle-t-on et qu’en disent les experts ?
Qu’est-ce que les polynucléotides ?
Chez les médecins, on qualifie ces soins de traitements aux polynucléotides. Les Coréennes ont été les premières à l’utiliser. Fort heureusement, il ne s’agit pas de laitance de poisson brute mais d’extraits purifiés. « Les polynucléotides sont de petits fragments d’ADN et d’ARN. Injectés dans la peau, ils stimulent la production de nouveaux vaisseaux sanguins, de collagène et de kératinocytes, ce qui favorise la régénération cellulaire. Résultat : une peau plus épaisse, plus hydratée et visiblement plus saine », explique le Dr Richard Westreich, chirurgien esthétique à New York.
Des résultats contrastés
Cependant, cette technique est très controversée. En cause : les études scientifiques sur le sujet montrent des résultats très contrastés. En juillet dernier, une méta-analyse a passé au crible plusieurs publications sur le sujet. Résultat : si « certaines études démontrent des améliorations significatives de l’élasticité et de l’hydratation de la peau », « d’autres ont signalé des avantages limités ou inexistants ».
Les préoccupations éthiques
Les détracteurs de cette technique soulignent également des préoccupations environnementales et éthiques. PETA et d’autres associations de défense des animaux dénoncent les pratiques d’extraction du saumon, déjà victime de surpêche, et l’impact écologique de cette tendance esthétique.
« Personne n’a besoin de s’injecter du sperme de saumon (ou n’importe quel sperme, d’ailleurs) dans le visage alors qu’il existe une vaste gamme de traitements sans cruauté et végétaliens disponibles », s’insurge PETA.
Conditions de vie des saumons
PETA rappelle que, dans les fermes piscicoles, les saumons sont confinés dans des « bassins extrêmement surpeuplés » qui ne leur donnent « aucune possibilité de nager en cercles sans fin ». Cela les prive de la possibilité d’adopter un comportement naturel et les rend très sensibles au stress et à l’agressivité.
« Beaucoup d’entre eux souffrent également de blessures physiques, comme des dommages à la queue, en raison de la forte surpopulation. À la fin de leur misérable vie, ils sont transférés dans un bain de glace, où leurs branchies sont coupées et où ils sont laissés se vider de leur sang – une mort lente et douloureuse », conclut l’association.