Accueil ActualitéRéduction de la croissance de Schiphol : une avancée révolutionnaire

Réduction de la croissance de Schiphol : une avancée révolutionnaire

par Sara
Pays-Bas

Le gouvernement néerlandais a décidé d’adoucir la réduction des activités à l’aéroport de Schiphol, une mesure qui suscite des réactions mitigées parmi les riverains. Le ministre des Transports, Barry Madlener, a qualifié cette décision de « très bonne nouvelle ».

Une réduction ajustée des vols

Le cabinet a décidé que la diminution prévue du bruit ne sera pas de 17 % comme initialement prévu, mais de 15 % l’année prochaine. Barry Madlener a expliqué que pour atteindre une réduction de 17 %, il aurait fallu ramener le nombre de vols à 467 000, une option jugée irresponsable et juridiquement risquée. La Commission européenne avait émis des réserves sur une telle réduction.

Un équilibre entre les intérêts

La décision de réduire le nombre de vols entre 475 000 et 485 000 avait été prise en septembre, mais les calculs à l’époque n’étaient pas complets. Madlener a défendu sa position en affirmant qu’un bon équilibre entre les intérêts des riverains et ceux de l’industrie aéronautique avait été atteint. Il a souligné que l’aéroport a été sous un régime de tolérance pendant près de dix ans, avec une augmentation constante de la pression sonore.

Réactions des riverains et enjeux sectoriels

Les résidents proches de Schiphol ont exprimé leur déception face à cette réduction moins sévère. Cependant, Madlener a insisté sur le fait que c’était un pas révolutionnaire, car c’est la première fois qu’un gouvernement fixe une limite à l’aéroport après tant d’années. Il a également souligné les difficultés rencontrées par le secteur aérien, qui doit faire face à des investissements considérables pour de nouveaux avions.

Les implications juridiques et diplomatiques

Madlener a reconnu que la réduction des activités aériennes est un « dernier recours ». Il a également abordé la question des compensations pour les compagnies aériennes, en mentionnant que 5 000 droits de décollage devraient être annulés, ce qui pourrait entraîner des mesures de rétorsion, notamment de la part des États-Unis. Il a évoqué la nécessité de négociations diplomatiques pour gérer ces implications.

La réaction de KLM

KLM, la principale compagnie aérienne néerlandaise, a exprimé son indignation face à cette décision, suggérant que des calculs erronés avaient été fournis par les fonctionnaires. Madlener a défendu les estimations en affirmant qu’elles provenaient d’agences indépendantes et qu’il avait pleinement confiance en leur exactitude.

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