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Psychose puerpérale : comprendre et accompagner les jeunes mères

par charles

Introduction

L’arrivée d’un enfant est souvent décrite comme un moment de bonheur intense. Pourtant, les semaines qui suivent l’accouchement peuvent prendre une tournure dramatique, surtout lorsque les jeunes mères font face à une psychose puerpérale. En quoi consiste ce type de trouble ? Comment le reconnaître, et surtout, comment accompagner les femmes concernées ? On fait le point avec Elise Marcende, présidente de l’association Maman Blues, et la Dre Sarah Tebeka, psychiatre spécialisée en périnatalité.

Définition : qu’est-ce que la psychose puerpérale ?

La psychose puerpérale, ou psychose du post-partum, est un trouble qui survient généralement dans les jours ou les premières semaines suivant l’accouchement. Elle se distingue par la gravité de ses symptômes. La Dre Tebeka souligne qu’elle est très rare, touchant une à deux femmes sur mille, contrairement au baby blues qui concerne 50 à 70 % des jeunes mères.

Quand apparaît-elle ? Quels signes doivent alerter ?

La psychose puerpérale survient généralement dans les deux à quatre semaines après l’accouchement. Les premiers signes peuvent être subtils et inclure :

  • Désorientation et perte du fil des pensées.
  • Idées délirantes concernant le rôle de mère ou le bébé.
  • Hallucinations auditives ou visuelles.
  • Comportement désorganisé et incapacité à se concentrer.
  • Symptômes dépressifs et maniaques.

Causes et facteurs de risque

La psychose puerpérale est souvent le résultat d’une interaction complexe entre des facteurs biologiques, psychologiques et environnementaux. Des antécédents personnels de troubles psychiatriques, une première grossesse, ou encore un environnement stressant peuvent augmenter les risques.

Diagnostic : comment savoir si une femme souffre de psychose puerpérale ?

Le diagnostic repose sur une évaluation clinique approfondie. Des informations sur le contexte obstétrical et les antécédents psychiatriques sont cruciales. Les proches jouent un rôle essentiel, car les patientes n’ont souvent pas conscience de leur état.

Traitement : comment soigner et accompagner les jeunes mères ?

La prise en charge nécessite souvent une hospitalisation en psychiatrie pour stabiliser l’état de la patiente et permettre un suivi adapté. Les traitements peuvent inclure des antipsychotiques et une psychothérapie afin d’aider la mère à comprendre et gérer son état.

Conclusion

La psychose puerpérale nécessite une prise en charge rapide et adéquate pour protéger la mère et son enfant. La sensibilisation et le soutien sont essentiels pour prévenir les rechutes et favoriser un rétablissement complet.

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