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Névrose d’échec et auto-sabotage inconscient : de quoi parle-t-on ?
« Parfois, j’ai l’impression que je suis plus sécurisée par l’échec ; au moins j’ai l’habitude, pas de surprise, cela me rassure presque », avoue une patiente dans l’ouvrage L’estime de soi de Christophe André. Un étudiant qui ne révise pas ses examens, un demandeur d’emploi qui arrive en retard à un entretien : pourquoi certains individus adoptent-ils des comportements paradoxaux pour ruiner leurs chances de réussite ?
Appelée aussi conduite d’échec, la névrose d’échec désigne un comportement où le sujet s’auto-sabote inconsciemment pour éviter de réussir ou d’atteindre ses objectifs, et ce, même s’il possède les qualités nécessaires pour y parvenir. « Cela permet de conforter un système de croyances erronées hérité de la petite enfance », indique Catherine Demangeot.
Névrose d’échec : quels sont les symptômes ? Comment se manifeste-t-elle ?
La névrose d’échec peut se manifester par plusieurs signes et comportements non exhaustifs :
- Procrastination chronique : remettre à plus tard des tâches importantes ;
- Prendre des décisions nuisibles à la réussite : rater des rendez-vous, ne pas réviser… ;
- Faible estime de soi ;
- Manque de confiance en soi ;
- Anxiété et troubles dépressifs.
Quelles sont les causes de la névrose d’échec ?
Les causes de la névrose d’échec ne sont pas clairement identifiées, mais certains facteurs peuvent en être à l’origine :
- Pression élevée durant l’enfance ;
- Figures d’attachement critiquantes ;
- Loyauté aux modèles parentaux désapprouvant la réussite ;
- Peur du succès.
Comment guérir de l’auto-sabotage et sortir de la spirale de l’échec ?
Sortir de la spirale de l’échec nécessite de prendre conscience de ses comportements répétitifs d’auto-sabotage et de leur origine. Dans son ouvrage A qui ferais-je de la peine si j’étais moi-même ?, Jacques Salomé évoque ces « auto-saboteurs » qui peuvent provenir de messages négatifs reçus durant l’enfance.
Psychothérapie, psychanalyse : quel est le traitement ?
Il est conseillé d’entreprendre une psychothérapie lorsque la névrose d’échec affecte la vie personnelle ou professionnelle. « Une thérapie permet d’explorer qui nous sommes vraiment en dehors des étiquettes qui nous ont été collées », conclut la psychothérapeute.